mardi 7 juillet 2009

Favoriser la réussite des étudiants


Après six ans d'interruption, les Presses de l'ENSSIB ont relancé l'an dernier leur collection La boîte à outils et ce Favoriser la réussite des étudiants est le second volume paru depuis.
Abordant des sujets tels que la formation des usagers, et particulièrement le C2i, ou l'amélioration de l'accueil dans les bibliothèques, il était clair que ce volume était susceptible de m'intéresser particulièrement. Comme en plus il se trouve que sa publication en a été coordonnée par ma directrice, Carine El Bekri-Dinoird, je me suis bien sûr précipité dessus et je l'ai dévoré !
Les usagers des bibliothèques universitaires faisant de la recherche ont des besoins en matière de documentation et de services différents de ceux des étudiants. Sans privilégier l'un par rapport à l'autre et sans négliger les chercheurs, il est clair que les étudiants représentent la catégorie du public des BU la plus nombreuse et celle qui utilise la plus grande variété des services proposés. Je suis persuadé, sinon je ne ferais pas ce métier, que les BU ont un rôle essentiel à jouer pour apporter aux étudiants une information complémentaire à celle qui leur est fournie en cours et des conditons de travail adéquates pour les aider à se former. C'est d'autant plus vrai dans une université comme celle de Reims, avec une très forte proportion d'étudiants de 1er cycle et un fort taux d'échec ou d'abandon en Licence. L'implication forte du SCD dans le plan pour la réussite en Licence est tout à fait logique.
Ce volume, comme tous ceux de la collection Boîte à outils, se veut un outil pratique à destination des professionnels. Il propose diverses pistes de travail, principalement à partir de compte-rendus d'expérience, rassemblés ici en trois grands thèmes : les innovations pédagogiques, la politique documentaire et la vie étudiante.
M'étant déjà penché sur le sujet, j'ai été particulièrment intéressé par les deux textes d'Yves Goubatian et de Françoise Dailland sur le C2i. Cette certification ayant le mérite d'exister et comportant une partie sur la recherche documentaire, il me semble que les SCD développant des programmes de formation des usagers ont intérêt à tout faire pour y être associé, ce qui aura en plus l'avantage de faciliter les collaborations avec les enseignants et les informaticiens, souvent impliqués dans les C2i.
Parmi les autres articles, j'ai été très intéressé par celui de Lucile Pellerin de la Vergne sur les common readings du la Guardia Community college, pour développer la lecture étudiante et créer des communautés. J'imagine encore mal comment on pourrait mettre en place un projet de cette ampleur par chez nous, mais si on avait dû le faire à la prochaine rentrée ce livre écrit justement par un enseignant de l'Université de Reims aurait parfaitement fait l'affaire.
L'article d'Olivier Tacheau sur la culture en BU, en écho à un article de son blog d'il y a quelques mois, a d'abord eu le mérite de m'ouvrir les yeux sur le fait que les universités, et même plus particulièrement les SCD, ont de longue date une mission d'animation culturelle inscrite dans les textes.
Je suis resté un peu sur ma faim avec l'article sur l'amélioration de l'accueil dans les bibliothèques, confié à Georges Perrin. En effet, M. Perrin, inspecteur général des bibliothèques, est l'auteur l'an dernier d'un rapport traitement justement de ce sujet, sous-titré "Propositions pour une extension des horaires d'ouverture". On ne lui reprochera de rester fidèle à ses idées et de proposer ici en fait une synthèse de son rapport, simplement j'aurais aimé que la question de l'amélioration de l'accueil ne soit pas ici réduite à celle des horaires d'ouverture, et surtout, je pense que le développement de l'emploi étudiant, largement abordé ici et objet d'un autre rapport de Georges Perrin en 2007, n'est que l'un des outils à la disposition des bibliothèques pour étendre leurs horaires d'ouverture. A mon sens et au vu de mon expérience, une réorganisation du fonctionnement interne, également évoquée ici, et un large recours à l'emploi étudiant ne suffiront pas pour augmenter significativement ces horaires : des moyens spécifiques seront nécessaires, notamment en personnel qualifié.

mardi 16 juin 2009

La Ville de Paris s'essuie les pieds sur ses bibliothécaires


Je n'ai appris l'information que le week-end dernier, suite à un article publié dans Libération relayé par la liste Discothécaires, mais elle avait été mise sur la place publique par un communiqué du syndicat SUPAP-FSU et il y avait eu notamment auparavant un article du Monde sur le sujet : la mairie de Paris a décidé de censurer de fait Perdu d'avance, le premier album du rapper Orelsan, en interdisant sa mise en rayons dans ses bibliothèques de prêt.
Il est à noter que, si un titre en particulier d'Orelsan a suscité une polémique ce printemps, il ne fait l'objet d'aucune décision judiciaire ou réglementaire le condamnant personnellement ou restreignant la diffusion du disque, mais la mairie de Paris a quand même souhaité "éviter qu’un public mineur ou non averti soit confronté à l’écoute de morceaux de musique dont les textes insultent les homosexuels et glorifient la violence faite aux femmes".
En agissant ainsi, en imposant ses propres critères moraux à son réseau de bibliothèques et donc à sa population, la municipalité parisienne agit strictement comme certaines mairies dirigées par le Front national ont pu le faire dans les années 1990.
A l'époque, la profession dans son ensemble avait fortement réagi, avec le soutien du ministère de la culture, et avait tenté de se doter d'outils pour réagir à de telles velléités des tutelles. On en retrouve la trace sur le site de l'Association des Bibliothécaires français, avec le document Les bibliothèques face aux pressions politiques : Quelques outils et le dossier judicieusement intitulé Acquisitions et bibliothèques de service public. Car, dans ce type de situation, la source du problème est presque toujours à trouver dans le fait que la tutelle politique, au lieu de se contenter de son rôle qui est de fixer les objectifs de sa politique culturelle, d'attribuer les moyens correspondant et d'évaluer les résultats, se met à vouloir faire le métier des bibliothécaires à leur place.
On imagine mal un adjoint au maire chargé de la voirie s'emparer d'un sécateur pour tailler des arbustes, ou un adjoint chargé de la petite enfance accueillir les enfant à la crèche le matin. Et bien, Christophe Girard, l'adjoint au maire de Paris chargé de la culture, qui semble être à l'origine de la décision concernant Orelsan, s'imagine lui sans problème gérer la politique d'acquisition de ses bibliothèques à la place des agents qui en ont la charge.
Pourtant, dans un réseau de cette taille, la politique documentaire est formalisée et les acquisitions font l'objet d'un travail collectif poussé. La preuve en est, le document de travail de la commission reggae/rap de mars 2009 qu'on trouve sur le site de la Ville de Paris, qui avait abouti à la décision d'achat du CD d'Orelsan, sur la base notamment de chroniques parues dans la presse spécialisée.
Vue de l'extérieur, la politique de lecture publique de la Ville de Paris ces dernières années se résume maintenant, d'une part à l'application extrême d'un principe de précaution sanitaire concernant le déploiement des réseauw wi-fi et des services associés dans ses bibliothèques, et d'autre part à cet acte de censure ridicule et méprisant, aussi bien pour le public que pour les bibliothécaires. Belle réussite ! Espérons que la municipalité aura au moins l'intelligence de revenir sur cette décision. Et si le disque d'Orelsan dérange vraiment Christophe Girard, qu'il porte l'action en justice...

A lire sur sujet : Les lundis de Delfeil de Ton dans Le Nouvel Observateur de la semaine du 11 juin.

jeudi 11 juin 2009

Un point d'accès citoyen à la société de l'information


L'info a été relayée par Bibliofrance à la fin du mois dernier : la Bibliothèque départementale de Prêt du Lot va déployer des Points Net dans les bibliothèques rurales du département, afin de développer l’usage du multimédia.
Qu'il s'agisse de solutions fixes out itinérantes (genre bus multimédia), c'est loin d'être la première expérience du genre. On trouve par exemple sur le site de l'ADBDP la présentation du plan départemental d’accès à Internet pour les bibliothèques du réseau de la BDP de l’Ardèche. Je me suis toujours dit que, si j'avais un jour l'occasion de travailler dans une BDP, le premier projet que je porterais serait de ce genre, si ça n'avait pas été fait avant.
Toutes les bibliothèques devraient pouvoir proposer un accès public à l'information en ligne, si possible avec la médiation d'animateurs, professionnels ou bénévoles, fixes ou itinérantes. Ceci, y compris pour les bibliothèques de 6 m², mais peut-être pas quand même pour celles (les mêmes) qui n'ouvrent que 2h par mois.
Il me semble que les bibliothèques ont tout intérêt à se positionner comme le service public où, par définition, un accès citoyen à l'information est proposé. Je pense que ce rôle est déjà reconnu par la plupart des tutelles, mais les bibliothèques vont désormais d'autant plus pouvoir s'en prévaloir que, depuis hier, le conseil constitutionnel a reconnu le fait que la liberté de communication et d'expression, énoncée à l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, implique aujourd'hui, eu égard au développement généralisé d'internet et à son importance pour la participation à la vie démocratique et à l'expression des idées et des opinions, la liberté d'accéder à ces services de communication au public en ligne !

samedi 30 mai 2009

Twitti et Grosternet (Z'ai cru voir une bibliothèque)


Les infos récentes sur l'utilisation de Twitter en bibliothèque ou sur l'identité numérique de nos établissements (à lire là aussi) ont relancé chez moi des réflexions qui se développent à chaque fois qu'un nouvel outil de communication en ligne apparait ou devient à la mode.
La question qui se pose est bien sûr de savoir lesquels de ces outils sont essentiels ou risquent de le devenir pour une bibliothèque qui souhaite communiquer avec son public, que ce soit pour sa communication institutionnelle (infos pratiques, offre de services, agenda des manifestations...) que comme support à des services existants ou à créer.
Sur ces quinze dernières années, on a vu a se développer à la fois des techniques devenues indispensables : l'email ("Elle est belle ma lettre d'information, qui n'en veut ?"), le web (Quelles est la proportion de bibliothèques qui n'ont pas de site internet aujourd'hui, ou d''accès au catalogue en ligne ?) et une multitudes de sites, des services ou de techniques, dont certains ont déjà disparu depuis longtemps, parmi lesquels il n'est pas toujours facile de décider s'il est utile ou non d'investir et de s'investir.
L'offre semble exploser ces temps-ci et autant jusqu'à il y a peu j'arrivais à suivre les nouveautés, et surtout à les évaluer et à imaginer des applications possibles professionnellement, autant je sens depuis deux ou trois ans que je commence à lâcher, tout simplement parce qu'il y a toute une partie de la panoplie des outils de communication dont je n'ai pas l'usage personnellement, alors que dans ce domaine l'utilisation personnelle et de loisir m'a presque toujours servi de laboratoire d'exploration avant les applications au travail.
Mais voilà, j'ai un téléphone portable basique que j'utilise peu, je préfère l'email au SMS, je fuis autant les forums de discussion que les comptoirs de café de commerce, je ne tchatte pas, je n'ai aucune envie d'avoir ma page personnelle chez MySpace, Facebook ou même Copains d'avant. C'est un choix, dicté par mes envies et mes goûts, mais je suis bien conscient qu'il m'est plus difficile d'imaginer de nouveaux services pour des outils dont j'ai peu l'usage.

Reste qu'avec de l'expérience, de la curiosité et un peu de méthode, on doit pouvoir commencer un premier tri parmi les outils présents et à venir.
Tout d'abord, je n'ai aucune donnée concrète pour l'affirmer mais j'en suis à peu près persuadé : il me semble que, en ligne comme sur place, l'usager "va" à la bibliothèque : autrement dit, de même qu'à un moment de la semaine un usager peut décider de se rendre à la bibliothèque pour emprunter des documents, consulter de l'information sur place ou suivre une animation, très souvent il décide lorsqu'il est en ligne de se tourner vers "sa" bibliothèque lorsqu'il est en quête d'informations ou de services.
Donc, le premier point essentiel, c'est qu'on trouve facilement la bibliothèque en ligne lorsque l'on veut s'y rendre. Cela signifie que l'adresse du site de la bibliothèque doit être partout présente sur les documents de communication de la bibliothèque (voire pourquoi pas sur tous les documents tout court de la bibliothèque !). Que ce site (ergonomique, fonctionnel et régulièrement mis à jour bien sûr) doit être signalé de façon proéminente sur le site de l'institution de rattachement de la bibliothèque, que ce soit une collectivité territoriale ou une université (A l'Université de Reims, nous bénéficions d'un onglet spécifique sur toutes les pages du site de l'Université. Ce n'était pas le cas à l'UHP Nancy, mais le bouton en première page du site de la Faculté de Médecine était très efficace), mais aussi dans l'intranet de l'institution, surtout pour les centres de documentation et les BU.
D'expérience, je peux affirmer que les écrans télé à Nancy et le blog en page d'accueil des postes informatiques à Reims sont aussi des bons moyens d'informer des usagers déjà présents dans la bibliothèque.
On visera un référencement en premier résultat d'une recherche dans le moteur le plus populaire, en utilisant les mots-clés le plus souvent associés à l'établissement. L'obtention de ce référencement pourra être facilitée en renseignant une fiche pour l'établissement dans le Google Local Business Center, ce qui permet en plus de faire afficher un plan Google Maps avec l'adresse du site.
Une fois qu'il nous a trouvé, il faut évidemment que l'usager trouve aussi des services utiles et facilement accessibles (accès à de la documentation en ligne, renseignement,...) et des moyens de se tenir informé s'il le souhaite (RSS...), même si j'ai bien l'impression que les usagers des bibliothèques accros au point de ne vouloir rien rater de notre offre sont ultra-minoritaires.
C'est pourquoi il est important également que les usagers puissent nous trouver aussi sans nous chercher. Pour ça, des outils ont commencé à montrer leur efficacité, même s'ils sont loin d'être généralisés.
Parmi le total des visiteurs concernés, les billets de blogs récents bien référencés dans Google attireront toujours une proportion, faible mais non négligeable, de personnes qui ont la possibilité de fréquenter physiquement la bibliothèque ou qui y sont déjà inscrits.
Les solutions comme les liens vers le catalogue SUDOC ou vers les articles en texte intégral pour les revues auxquelles la bibliothèque est abonnée à l'issue d'une recherche dans Google Scholar me paraissent pleines d'avenir et à mettre en euvre prioritairement. Voir apparaître un lien vers l'exemplaire d'un document de sa bibliothèque à l'issue d'une recherche dans un outil de référence comme Worldcat, c'est déjà possible (via le SUDOC) et c'est très efficace. Quand ce sera systématique pour les bases de données les plus importantes, mais aussi pour des recherches chez la FNAC, Amazon, ou même dans Google tout court, ce sera encore plus efficace. Imaginez : vous envisagez éventuellement d'acheter un livre et, à l'issue de votre recherche, un message vous signale qu'il est disponible au prêt près de chez vous. Super !
Le problème avec ces outils plein d'avenir c'est qu'ils nécessitent encore souvent une inscription ou l'ajout d'un module complémentaire au navigateur, ce qui réduit énormément le public potentiellement touché, mais, les sites étant capables de repérer le lieu de connexion via l'IP, ces services pourraient très bien proposer de la documentation "près de chez vous", sans aucune manipulation technique (ça fonctionne déjà comme ça pour la pub contextuelle en ligne).

En plus de tout ça, on peut se pencher et s'interroger sur la présence de la bibliothèque dans les médias sociaux (sur ces questions, parmi de nombreuses autres sources, Bibliobsession 2.0 et Des bibliothèques 2.0 sont des adresses incontournables pour se tenir au courant de l'actualité et surtout avoir des comptes-rendus d'expérience et des évaluations de mises en pratique de l'utilisation de certains outils).
Ça doit faire au moins deux ans que je me dis que, puisque visiblement MSN est le site social le plus utilisé par les étudiants, c'est sur celui-là qu'il faudrait miser pour une première expérience (même si, avec le temps qui passe, Facebook et Twitter montent peut-être en puissance).
J'ai même créé un compte pour Robert sur MSN et préparé le gadget qui permettrait d'afficher son statut sur Le Quotidien, dans le but éventuellement de proposer un service de renseignement en ligne instantané comme cela se pratique dans de nombreuses bibliothèques américaines.
L'expérience s'est arrêtée là pour l'instant parce que, un simple test avec une collègue m'a permis de me rendre compte qu'on ne pouvait pas tenir une permanence de renseignement en ligne instantanée en même temps qu'une permanence sur place (et nous n'aurions pas les moyens d'ouvrir un nouveau poste de renseignement toute la journée), mais surtout, le constat que nos deux bureaux de renseignement à la bibliothèque et notre service de renseignement en ligne Question ? Réponse ! sont relativement sous-utilisés me fait penser qu'il faudrait prioritairement nous concentrer sur une promotion spécifique de ces services avant de lancer d'autres pistes.
Et puis, c'est vrai, je ne suis pas convaincu que nous devons être présents absolument partout sur la toile, ni même que nos usagers souhaitent que nous le soyons. Ce qui est essentiel, il me semble, c'est que, s'ils nous cherchent, nos usagers nous trouvent aussi facilement que Titi repère un Grosminet depuis l'intérieur de sa cage.

mardi 28 avril 2009

Oradea-Reims et retour


Les universités de Reims et d'Oradea en Roumanie ont développé depuis plusieurs années une tradition de coopération et d'échanges. C'est dans ce cadre que notre SCD accueillera pendant cette année 2009 six collègues bibliothécaires de l'université d'Oradea pour un stage de 90 jours, soutenu dans le cadre du programme européen Leonardo da Vinci, qui permet notamment la mobilité des personnes désireuses d'acquérir une expérience professionnelle en Europe.
La BU d'Oradea s'apprête à vivre un moment charnière de son histoire. Après une très longue gestation, une BU toute neuve devrait ouvrir à la prochaine rentrée universitaire. Dans l'attente, certains membres de l'équipe ont une activité quelque peu schizophrène : préparer la nouvelle organisation et les futurs services offerts par la nouvelle BU, avec notamment la création d'un catalogue informatisé, et parallèlement continuer à faire fonctionner la bibliothèque dans sa configuration actuelle, c'est à dire sans catalogue ni prêt informatisé, avec la quasi-totalité des documents en accès indirect et sans postes informatiques à la disposition du public. Dans ces conditions, on ne s'étonnera pas que la page de la Bibliothèque en ligne d'Oradea ne propose qu'un accès à certaines ressources en ligne et pas d'accès au catalogue.

Les trois premières stagiaires sont arrivées en mars. Je m'étais engagé à travailler avec l'une d'entre elles, Ionela Burz, sur un projet autour de la communication de l'information et des technologies idoines. Seulement, quelques semaines après le lancement du Quotidien de Robert, j'avoue que je ne disposais pas sur le moment dans ma besace d'un projet sur lequel j'aurais pu travailler avec Ionela.
Au bout du compte, j'ai fini par avoir un flash : sachant que l'objectif premier de la mobilité professionnelle de nos stagiaires est d'engranger des informations sur nos pratiques professionnelles et sur les nouvelles technologies pour ensuite partager ce savoir avec les collègues d'Oradea et impulser des projets, je me suis dit que, plutôt que d'imaginer, ce qui était mon idée originale, un nouveau produit d'information à destination de notre public, on pouvait inverser la perspective et mettre en place un outil d'information à destination des bibliothécaires roumains pour rendre compte de nos pratiques au fil du stage, sans attendre le retour après trois mois en France.
C'est donc ce que nous avons entrepris depuis quelques semaines avec la création du blog Bibiouniv Oradea. Je transmets petit à petit des connaissances à Ionela sur la mise en place rédactionnelle et technique d'un outil de ce type, et elle est en mesure de faire un premier retour d'expérience à ses collègues, avec prochainement l'aide des deux autres stagiaires.
Et vous, si vous le désirez, vous pouvez commencer à apprendre à lire le roumain !

mercredi 22 avril 2009

LRU & SCD : Les effets commencent à se faire sentir

Planche tirée de 'Tabulae sceleti', Grav. Jan Wandelaar, 1747, Coll. SCD Nancy Université Henri Poincaré
Bon, le titre de ce billet est peut-être accrocheur, mais il n'est pas des plus rigoureux. Je n'entends pas parler ici stricto sensu de la loi sur la responsabilité des universités et de ses conséquences sur le fonctionnement des SCD. Mon but est simplement de témoigner d'expérience sur l'évolution de la situation d'un SCD au sein de son université au cours de l'année universitaire en cours. Je n'entends pas non plus rentrer dans le détail de certaines des situations évoquées, qu'il ne m'appartient pas de divulguer. En tout cas, il est clair que certaines questions évoquées au cours de la discussion et au moment de l'adoption de la LRU ont désormais des effets concrets sur le fonctionnement de notre SCD, rarement positifs malheureusement. Passons-les en revue.

La représentativité du SCD au sein des instances de l'Université
Là où, réglementairement, la direction de notre SCD participait de façon consultative au conseil d'administration, au conseil scientifique et au conseil des études et de la vie universitaire, le SCD n'est plus désormais invité à assister qu'à ce dernier conseil.
Pire, notre directrice n'est plus convoquée pour les réunions administratives réunissant les responsables des composantes et les directeurs de services centraux, au prétexte je suppose qu'un service commun n'est pas un service central.
Cette régression n'a rien de symbolique. Participer de plein droit à une réunion de direction, ou de façon consultative à la réunion d'un conseil, c'est rencontrer les premiers partenaires du SCD (représentants élus du personnel et des étudiants, collègues des services administratifs), c'est donc être au courant des projets et de l'actualité de l'université, c'est être en mesure de rappeler l'action du SCD autant que de besoin et de faire des propositions adéquates en fonction des objectifs fixés et des projets engagés.

La gestion autonome du budget par l'université
Nous avons eu à faire face à deux coups durs pour la fin de la gestion 2008 et l'élaboration du budget 2009. Tout d'abord, le service Recherche n'a pas reversé au SCD la quote-part prévue sur les abonnements aux ressources électroniques, contrairement aux engagements pris de longue date, dont le budget voté du SCD tenait compte. L'arbitrage de la Présidence sur ce point n'est pas allé au-delà de la promesse d'un versement de cette contribution en 2009, versement toujours aussi difficile à obtenir à l'heure où j'écris.
Par ailleurs, l'Université a décidé à partir de 2009 de ne plus attribuer au SCD les sommes versées par l'Etat correspondant à la compensation des dispenses de droits d'inscription à la bibliothèque pour les étudiants boursiers. Le conseil de la documentation a exprimé son désaccord en votant pour un budget ne tenant pas compte de cette mesure. La seule réponse de l'Université aux élus de ce conseil a consisté à maintenir sa décision initiale.
Du point de vue du SCD, il y a quand même des aspects positifs à l'autonomie de gestion budgétaire laissée à l'équipe de direction de l'Université. Par exemple, l'ensemble des projets proposés par le SCD au titre du Plan Licence a été approuvé par le conseil d'administration, avec le vif soutien du vice-président concerné. Il n'en reste pas moins que, dès cette année, notre budget s'est retrouvé significativement en baisse (plus de 100 000 €).

La gestion du personnel du SCD prise en main par la Présidence
S'il dirige toujours son service, depuis la parution du décret 2009-207 du 19 février 2009 un directeur de SCD ne dirige plus explicitement son personnel par délégation du Président. Pour nous, cela a eu des conséquences presque immédiates puisque, lorsqu'il s'est agi ce printemps de prévoir la constitution d'un pôle centralisé pour la fonction comptable dans le cadre des réorganisations liées à l'adoption prochaine d'un nouveau logiciel de gestion, la décision (pas encore finalisée à ce jour) portant sur le nombre de postes reversés par le SCD à ce pôle et sur l'identité des agents s'est faite sans consultation réelle de la direction du SCD ni accord des personnes concernées, ce qui est une double première chez nous.

Je constate après coup, et ça ne peut pas être un hasard, que ces faits relevés tout au long de l'année s'articulent exactement suivant les trois points de modification du décret de 1985 portant création des SCD, tels que commentés il y a quelques temps par Olivier Tacheau, même si on sait par ailleurs que les choses ne se déroulent pas de la même façon dans toutes les universités.

Au vu de ces faits, les représentants élus du personnel du SCD au sein des différentes instances de l'Université ont adressé une lettre ouverte au Président, co-signée par une bonne partie du personnel.
Certes, un mouvement social d'ampleur est actuellement en cours, qui mobilise sûrement les énergies de l'équipe de direction, mais l'absence de réponse à cette lettre près d'un mois après son envoi est une preuve supplémentaire du manque de considération que le personnel du SCD peut être amené à ressentir.
Car nous vivons actuellement un paradoxe. On ne pourra pas longtemps d'un côté mettre en avant les réalisations du SCD et la qualité des actions menées et de l'autre réduire ses moyens de fonctionnement et mépriser ses équipes.
Cette attitude ne va pas manquer d'influer à terme sur l'ambiance et la qualité du travail au sein du SCD. Ces dernières années, nos collègues ont eu à maintes reprises l'occasion de montrer leur bonne volonté et leur capacité à être un moteur du changement, par exemple à l'occasion de la fusion des sections et de l'ouverture de la nouvelle bibliothèque Droit-Lettres, de la mise en place de nouveaux services, de l'extension des horaires d'ouverture, du développement de la formation des usagers. Aurons-nous encore longtemps la capacité d'évoluer et d'innover si nous ne sommes d'évidence ni reconnus ni soutenus au sein de notre propre Université ?

samedi 4 avril 2009

Une BU emblématique d'une ville à vivre ensemble qui s'invente


L'autre jour à la boulangerie, il y avait posée parmi les tracts et autres journaux gratuits cette plaquette éditée par la nouvelle municipalité de Reims, qui fait le bilan de son action après un an de mandature.
Je l'ai prise par curiosité et ce n'est qu'au moment de l'ouvrir pour la lire que j'ai remarqué que, parmi les quatre vignettes sélectionnées en couverture pour illustrer les slogans "Mieux vivre ensemble", "Reims, une ville à vivre" et "Reims s'invente", figurait au côté du projet phare de la construction du tramway, de la mesure symbolique de la gratuité d'accès au Parc de Champagne et du projet de rénovation des Halles du Boulingrin, une vignette représentant des étudiants au pied de la bibliothèque Robert de Sorbon !

Super ! Depuis l'ouverture de la bibliothèque, notre Université a pris la bonne habitude de mettre systématiquement en avant notre bibliothèque toute neuve, que ce soit dans sa communication ou en y accueillant divers invités ou manifestations.
Désormais, c'est la Ville qui s'y met.
Là, c'est un peu plus surprenant, car la Ville de Reims n'a absolument pas participé au financement de la construction du bâtiment (réparti entre la Région Champagne-Ardenne, qui en a pris en charge les trois-quarts, grosso modo, et qui a assuré la maîtrise d'oeuvre, et l'Etat) et le bâtiment a été ouvert dix-huit mois avant les dernières élections municipales !
Mais ne boudons pas notre plaisir. Cela signifie simplement que notre BU Droit-Lettres-Sciences économiques et sociales, grande, presque neuve, très fonctionnelle, est en train de devenir un emblème de l'innovation et du dynamisme de notre ville.
Prenons-en note, et prenons date. En effet, notre BU ne sera pas toujours neuve. Un jour ou l'autre, elle aura besoin d'être rénovée, ou il faudra investir pour l'adapter si, comme l'Université en a le projet, l'UFR de Sciences vient s'installer sur notre campus. Sans parler du soutien financier plus ponctuel dont nous pouvons avoir besoin pour nos différents projets.
Être un symbole c'est bien. J'espère simplement que, le moment venu, et notre Université et notre Municipalité sauront nous soutenir autrement qu'en mettant en avant notre image...

La diffusion de ce document est annoncée à la fois sur le site officiel de la Ville et sur le blog d'Adeline Hazan, maire de Reims, deux sites où l'on peut télécharger la plaquette dans son intégralité.

jeudi 2 avril 2009

Zotero, c'est arrivé



La semaine dernière, j'ai animé pour la première fois une session de formation à Zotero. Deux heures, public de doctorants. Objectifs simples : leur faire connaître l'existence de Zotero (renseignement pris, la plupart utilisent pour gérer leur bibliographie... leur logiciel de traitement de texte !), leur en expliquer les principales fonctionnalités et s'assurer qu'ils sauront l'installer chez eux, ainsi que le module additionnel pour l'utiliser depuis le traitement de texte.
Au début, j'ai mis à profit quelques pages du document rédigé par David Vivarès pour l'une de ses formations, puis nous avons fait les travaux pratiques (sans avoir réellement le temps de faire l'exemple à la fin).
En cours de séance, nous avons souligné l'un des inconvénients de l'utilisation de Zotero : le fait que le logiciel n'est pas nomade car il est attaché à une installation spécifique de Firefox.
Je m'en suis voulu car ce n'est que le lendemain que j'ai trouvé la solution : pour pallier cet inconvénient et transporter facilement son Zotero, il suffit de tranporter le Firefox auquel il est attaché. Et pour ça, il existe Portable Firefox, qui peut s'installer très facilement sur une clé USB (On peut le télécharger par exemple chez Framakey). Il suffisait d'y penser !

Déroulement de la formation

  • Les logiciels de gestion de bibliographie : définition, principes de fonctionnement
  • Zotero : présentation générale
  • Installation de Zotero
  • Importer des références bibliographiques dans Zotero
  • Créer une référence manuellement
  • Gérer ses références (Collections, Marqueurs, Recherche)
  • Créer une bibliographie
  • Utiliser Zotero avec un logiciel de traitement de texte
Ressources
Firefox, navigateur internet
Zotero, module additionnel de Firefox
Module additionnel Zotero pour intégration dans Microsoft Word
Module additionnel Zotero pour intégration dans Open Office

Références
David VIVARES : Utiliser un logiciel de gestion bibliographique : Zotero
(URFIST de Strasbourg, 2008)
Guide de démarrage rapide Zotero
HOSPICES CIVILS DE LYON : Manuel d’utilisation de Zotero (Hôpitaux de Lyon, 2009)
Claude MAIRE : L’essentiel de Zotero (AgroParisTech-Engref de Montpellier, 2008)

Mise en pratique
Création d’une bibliographie avec Zotero en important des références depuis les ressources suivantes, au choix :
http://scdweb.univ-reims.fr (catalogue du SCD)
www.sudoc.abes.fr (catalogue SUDOC)
www.sciencedirect.com
www.revues.org
www.scopus.com
http://scholar.google.fr
http://global.factiva.com (Factiva)
www.worldcat.org/?&lang=fr (Worldcat)

mardi 24 mars 2009

Le yéyé et les 45 tours de retour à l'Alcazar


La Bibliothèque de l'Alcazar, la BMVR de Marseille, fête ses cinq ans ce samedi 28 mars. Voilà qui m'intéresse, étant donné que j'ai eu l'occasion de plancher sur le devenir des BMVR (de leurs missions régionales en tout cas).

A cette occasion, la bibliothèque annonce la mise en place de nouveaux services.
Certains de ces services sont assez classiques, voire très courants (Réservations à distance, modification des règles de prêt, prolongation des prêts par téléphone, retour des documents dans toutes les bibliothèques du réseau, quel que soit le lieu d'emprunt) mais leur mise en place dans un réseau de la taille de celui de Marseille a dû demander un énorme travail de préparation, de coordination, de paramétrage du SIGB et d'organisation du travail de toutes les équipes.
La carte cadeau pour offrir un abonnement à une personne de son choix, pourquoi pas, mais je ne suis pas sûr qu'un tel outil soit vraiment nécessaire pour qui souhaite vraiment faire un tel cadeau.
Plus originale, la proposition de découvrir les fonds patrimoniaux du département musique m'a tout de suite interpellé, car c'est une question qui m'intéresse et j'ai également eu l'occasion de réfléchir à la question de la gestion et de la valorisation de la collection de disques microsillons de la BMVR Georges Pompidou de Châlons-en-Champagne.
Le problème avec les 33 tours et 45 tours qui ne sont pas dans le domaine public (l'énorme majorité d'entre eux), c'est qu'ils sont fragiles (il est donc difficile d'envisager d'en relancer le prêt) et que (sauf erreur de ma part) on n'est pas autorisé à les numériser pour les faire écouter, même sur place. Ne reste donc, outre le travail sur le catalogage des fonds et leur mise en valeur par le biais de conférences, d'expositions, de publications, que la possibilité d'une écoute sur place.
C'est précisément l'option choisie par la bibliothèque de l'Alcazar qui, va proposer pour commencer l'écoute sur des platines vinyle de plus de 1000 45 tours des années 1960.
Le choix du style musical, le yéyé, est en lien avec le programme des célébrations proposées pour le 28 mars, qui prévoit une rencontre avec Jean-Marie Périer, le photographe notamment de Salut les copains, et une exposition de quelques-unes de ses photographies et de pochettes de 45 tours.
On sait déjà que le marché du disque vinyl neuf, souvent associé à une version numérique de son contenu, se développe à nouveau sous forme de niche et on ne peut que se réjouir si, en parallèle, celles des bibliothèques qui ont conservé leurs collections trouvent le moyen de les mettre à nouveau à la disposition du public.

Claude François vu par Jean-Marie Périer

dimanche 15 mars 2009

Le planning d'accueil (plus) facile


Ça fait deux fois que j'occupe un poste de "Responsable des services aux publics" dans une bibliothèque. Une fonction pas toujours facile à caractériser, tant elle est transversale et tant, par définition dans une entreprise de services, la majorité des activités de tous les agents sont en lien avec les services au public.
Toujours est-il qu'il y a une activité qui semble échoir de façon évidente au responsable des services au public, quand il existe sous cette dénomination, c'est celle d'organiser la rotation des personnels aux différents postes d'accueil pendant les heures d'ouverture au public. C'est une activité essentielle pour le bon fonctionnement de l'établissement, aussi bien du point de vue du public et de la qualité de l'accueil qui lui est proposée que du point de vue des agents et de l'articulation des différentes tâches qu'ils assurent tout au long de la semaine.
Cette rotation des personnels est généralement synthétisée dans un document unique, un planning hebdomadaire que j'ai souvent entendu nommer "planning de service public", une dénomination que je n'aime guère car elle laisse indirectement entendre qu'on ne travaille au service du public que lorsqu'on est directement à son contact, ce qui est faux bien sûr. Pour ma part, je préfère parler de "planning d'accueil".
A Nancy pendant deux ans, cette tâche était relativement simple : j'établissais le planning pour une seule équipe sur un seul poste de travail pendant la majeure partie de la journée (deux postes de 17h à 19h).
A Reims depuis septembre, la tâche est autrement plus ardue : deux équipes de 16 personnes environ tournent l'une sur 5 postes de travail différents, l'autre sur 3 postes, sachant que l'un des postes est commun aux deux équipes (Il y a aussi une troisième équipe, composée de 5 moniteurs étudiants qui tournent sur certains des postes à certains horaires, mais je me concentrerai ici sur les agents titulaires). Les règles de rotation varient d'un poste à l'autre (1h de présence de suite ou 2 suivant les cas).
A mon arrivée, il existait principalement deux outils pour "concocter" le planning, sous la forme de fichiers de tableur : un planning type hebdomadaire (très classique), sachant qu'il n'y a probablement jamais une semaine de l'année où ce planning est appliqué tel quel, et un outil très astucieux et pratique, la liste des agents présents à chaque heure de la semaine, établie en fonction des emplois du temps personnalisés de chacun. C'est dans cette liste qu'on puise pour modifier le planning-type en fonction des absences ou indisponibilités.
Sauf que, il ne m'a pas fallu plus de cinq minutes à jongler d'un document à l'autre lorsque j'ai fait mon premier planning pour décider que fonctionner comme ça ne me conviendrait pas : c'était trop pénible et j'avais besoin pour un créneau donné à occuper d'avoir très rapidement sous les yeux la liste des personnes disponibles pour l'occuper.
J'ai donc très vite décidé de fondre les deux documents en un seul : au centre et à l'horizontal les postes à pourvoir, chaque colonne représentant une heure. Dans ces colonnes, au-dessus et au-dessous du planning lui-même, on trouve pour chaque équipe les personnes disponibles pour occuper les différents postes à pourvoir.
Associée à ce document unique, la mise en place d'emplois du temps partagés (avec Google Agenda, l'université ne nous mettant pas à disposition ce genre d'outil) pour connaître les indisponibilités de l'équipe (congés, formation continue, absences pour maladie,...) et le détail de l'emploi du temps des principaux cadres m'a permis d'arriver très vite à un fonctionnement convenable pour l'établissement du planning : à partir du planning type, on supprime dans les cellules concernées le nom des personnes disponibles, qu'on remplace par un nom pris plus haut ou plus bas dans la colonne, selon l'équipe concernée, en veillant à respecter les critères fixés pour chaque poste pour l'enchaînement des permanences.
Ceci fait, il ne me restait qu'une tâche des plus fastidieuses avant de valider le planning : l'imprimer et compter une par une les permanences de chacun pour vérifier que le planning obtenu était bien équitable en quotité de travail à l'accueil du public à fonctions et temps de travail comparables. Au crayon, en cochant les noms un par un, ce travail me prenait largement plus d'une heure par semaine et bêtement j'ai attendu près de six mois avant de prendre les dix minutes nécessaires pour consulter l'aide d'Excel et créer un onglet de "synthèse" qui fait ce travail automatiquement jour par jour pour chaque agent !
Je sais que, quasiment dans chaque bibliothèque, il y a quelqu'un comme moi qui est chargé d'établir un planning de ce type chaque semaine ou chaque mois, avec des outils plus ou moins sophistiqués qui vont du logiciel dédié à (peut-être encore) une feuille et un crayon. A titre de partage d'expérience, je propose à qui le souhaite de télécharger ci-dessous le document que j'utilise. Il n'est sûrement ni parfait ni exemplaire, mais je le trouve désormais suffisamment pratique pour l'usage que j'en ai. Et surtout, en réduisant considérablement le temps que je passe à construire le planning en lui-même, cet outil me permet de consacrer plus de temps à des aspects essentiels de l'organisation des services au public, tels qu'être parfaitement au courant des activités et du fonctionnement de la bibliothèque et prendre le temps d'échanger avec les collègues pour avoir des retours sur leur activité, sur leur disponibilité, sur le fonctionnement de l'accueil, et aussi sur le planning lui-même !

Télécharger le planning
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