Pages

samedi 19 novembre 2011

Boîte à outils : Créer des services innovants


Le 23e volume de la collection La boîte à outils des Presses de l'ENSSIB vient de paraître. Il propose des stratégies et un répertoire d'actions pour la création de services innovants en bibliothèque.
J'y ai apporté une modeste contribution avec un compte-rendu d'expérience sur le blog et la page Facebook de la BU Robert de Sorbon de Reims.
Bien évidemment, c'est ici même (notamment , et ) que les premiers partages d'expérience sur ces deux projets ont eu lieu. La rédaction est simplement plus différente et plus synthétique dans le livre.
A noter également pour la Champagne-Ardenne l'article d'Emilie Dauphin, Construire et évaluer les services avec les usagers, à propos de la médiathèque-centre social Yves Coppens de Signy-L'Abbaye.

Créer des services innovants : Stratégies et répertoire d’actions pour les bibliothèques, sous la direction de Marie-Christine Jacquinet (Presses de l'ENSSIB, 2011)

samedi 12 novembre 2011

Du nouveau pour les nouveautés


Ça fait un moment que je m'intéresse à la question de l'information du public sur nos nouvelles acquisitions. A Nancy, en 2007, nous avions lancé un blog de SéleCtion D Nouveautés, qui vit toujours, même s'il a changé de titre et d'adresse.
D'autres BU font des choses très bien et très élaborées dans ce domaine. Je ne me suis pas lancé dans une enquête approfondie, mais rien que ces derniers jours des collègues m'ont signalé la belle étagère de nos voisins picards et les listes thématiques de Franche-Comté avec déroulant des couvertures.
A Reims, il se trouve que notre grande et belle bibliothèque fonctionnelle a été organisée depuis son ouverture en 2006 sans présentoirs de livres. Il y a juste une ou des tables, suivant la période, où nous présentons les sélections thématiques réalisées très régulièrement.
Cet été, les collègues ont mis en place pour la première fois, au niveau de l'entrée dans les espaces de travail de la bibliothèque, un meuble de présentation d'une sélection de nouveautés, avec en amont une organisation pour sélectionner et renouveler ces documents au moment du catalogage et de l'équipement.
Du coup, ça m'a incité à lancer un projet qui me trottait depuis longtemps dans la tête, celui de produire  automatiquement une liste de nos nouvelles acquisitions (les solutions proposées "de série" avec notre OPAC Horizon Information Portal n'ont pas été retenues à Reims, probablement pour les mêmes raisons qu'à Nancy 1, c'est à dire leur manque d'ergonomie. On peut voir ce que ça donne à Nancy 2, avec l'obligation de naviguer dans le plan de classement, de cocher et de valider...).
Mon idée de départ était d'avoir une liste extraite de notre SIGB Horizon, qu'on pourrait mettre en ligne, sur une page fixe de notre blog par exemple, en l'agrémentant d'un fil RSS dédié. Nous y sommes parvenus, on va le voir et le schéma ci-dessus en donne une idée, au prix d'une succession de bricolages et de bidouillages.
  1. L'extraction des données du SIGB

    Une condition essentielle de mise en oeuvre du projet. Là, je me suis adressé à ma collègue magicienne du SIGB et je lui ai lancé un défi pour l'été. Pourrait-elle en interrogeant les entrailles de la bête produire chaque mois une liste de documents dont la notice a été créée depuis une date donnée et dont au moins un exemplaire est disponible pour le prêt, en récoltant à la fois des données concernant la notice bibliographique (Titre, Auteur, Editeur, Année de parution , et surtout le numéro interne de la notice, qui permet de construire l'URI et ainsi de faire un lien internet direct vers le document) et des données d'exemplaire (Localisation, Cote).
    Une magicienne c'est magique, et ma collègue est très vite parvenue au résultat espéré, en utilisant plusieurs requêtes successives et en tambouillant les résultats obtenus dans sa marmite-tableur. Par la suite, des réglages complémentaires ont été nécessaires quand nous nous sommes rendus compte que les exemplaires "en traitement" écartés d'une liste un mois donné passaient au travers des mailles du filet le mois suivant car la date de création de leur notice était trop ancienne.
    .
  2. La mise en ligne des informations
    Là, ce fut presque trop simple. En arrangeant bien le fichier du tableur avec les colonnes dans le bon ordre et la création par formule du lien vers la notice, un simple copier-coller en mode HTML depuis le tableur vers la nouvelle page statique de présentation des nouveautés sur le blog nous a permis d'aboutir au résultat escompté. Sauf que nous avons découvert avec horreur que, si nous collions plus de 100 nouveautés, Wordpress effaçait tout le contenu de la page. Il n'y aura donc que 100 nouveautés sur la page générale, et aussi 100 sur chacune des pages thématiques (il y en a rarement autant que ça d'acquises chaque mois pour un thème donné) car, au fil du projet, un collègue m'a judicieusement fait remarquer que, comme nous disposions de la localisation des nouveautés (un code collection lié à un pôle thématique), il nous était facile de produire des sous-listes par pôle. Ce qui fut fait et qui, au passage, nous a permis de répondre positivement à une demande émise par des enseignants lors d'un récent conseil de la documentation !
    .
  3. La création de flux RSS

    C'est là que les choses ont commencé à se compliquer. Alors que tout était en place un vendredi cet été au moment où je suis parti en week-end pour créer les flux RSS la semaine suivante avec Ponyfish (les tests avaient été positifs), j'ai reçu le dimanche un message du créateur de ce service indiquant que, pour diverses raisons, il allait l'arrêter définitivement le 15 août !
    Il a donc fallu que je me mette en quête d'un service de remplacement (gratuit). Après quelques tatonnements, mon choix s'est porté sur Dapper, un service du groupe Yahoo! qui propose de créer, à partir d'une source d'information définie, des flux d'information ou gadgets sous différents formats, du XML à l'email, en passant par le Google Gadget ou le module Netvibes, en incluant le RSS.
    Le service est performant, avec des possibilités de paramétrer finement son flux en entrée et en sortie. Seul bémol : les serveurs de Dapper semblent parfois un peu lents à répondre ce qui rend impatients les agrégateurs qui peuvent indiquer une erreur de lecture de contenu.
    .
  4. La publication des nouveautés sur la page Facebook de la BU
     

    Le projet original s'arrêtait à l'étape 3 : produire des listes de nouveautés et y associer des flux RSS. Mais quelque chose me gênait : ces flux allaient être dormants pendant un mois entier avant d'être alimentés d'un seul coup de plusieurs dizaines de nouveautés. Pas gênant pour quelqu'un qui veut juste être informé de l'ensemble de la liste des nouveautés mais pénible si on voulait, comme on en a l'habitude, afficher un extrait du flux avec un gadget Javascript (3 à 5 éléments) sur notre blog, notre page Facebook ou le site du SCD.
    Je n'ai pas trouvé (ni cherché) de solution pour le blog et le site, mais pour la page Facebook je me suis souvenu d'avoir remarqué que l'application RSS Graffiti que nous utilisons pour diffuser automatiquement nos billets de blog sur Facebook comporte un onglet permettant de programmer la publication du flux (nombre d'infos publiées à la fois, délais, enchaînement des infos...).
    Je me suis donc lancé dans l'aventure et en fait c'est ce qui a pris le plus de temps dans tout le projet ! Car pour ce faire, RSS Graffiti m'a demandé une date de publication pour chaque élément du flux, ce que nous n'avions évidemment pas inclus. Retour au tableur, donc, puis à la page du blog (la date y est incluse mais en blanc sur fond blanc car elle n'est pas significative), puis à Dapper pour ajouter un champ date au flux RSS, etc.
    Et malheureusement il y a eu un grand nombre d'allers-retours car RSS Graffiti refusait de publier les infos ou en publiait une puis s'arrêtait (nous avons choisi un rythme de publication d'une nouveauté par jour sur la page Facebook). Au bout du compte, ce sont les messages d'erreur de RSS Graffiti qui nous ont fait comprendre qu'l suffisait de respecter la norme de présentation des dates (du style Wed, 02 Nov 2011 00:00:36 GMT) pour que ça fonctionne...
Il est clair que l'échafaudage que nous avons construit est complexe et fragile, mais au bout du compte nous avons réalisé nos objectifs. Désormais, au prix d'environ 2h de travail par mois (1h pour les extractions du SIGB et 1h pour la mise en ligne des informations), nous proposons à nos usagers des listes thématiques de nouveautés, avec des flux RSS associés, et nous enrichissons chaque jour notre page Facebook avec la mise en valeur d'une nouveauté (sans l'image de la couverture, malheureusement).

    mercredi 6 juillet 2011

    En quête de services (Le retour)


    Dans le cadre de notre travail sur la qualité de l'accueil, nous avons mené ce printemps une enquête sur l'accueil et les services. La précédente enquête remontait à 2008.
    Les résultats de l'enquête sont présentés sur le site du SCD. On peut notamment consulter les données chiffrées de l'enquête et une analyse de ces résultats.
    La qualité de l'accueil est globalement jugée très positivement (à 91%) et même les horaires d'ouverture sont jugés adaptés (82 %). Evidemment, les propositions des 20% des répondants qui suggèrent une modification de ces horaires d'ouverture couvrent tout le spectre possible, les 24h d'une journée, les 7 jours de la semaine et les 365 jours de l'année.
    Ce qui m'a le plus surpris, c'est le classement prioritaire des huit propositions de nouveaux services que nous avions faites. Nous avions établi cette liste en la limitant à des services pour lesquels nous nous sentions prêts à entamer un travail si jamais ils étaient jugés prioritaires. Instinctivement, j'imaginais notamment que la proposition d'installer des distributeurs de boissons et/ou de friandises figurerait assez haut dans le classement. Eh bien je me trompais !
    Les deux propositions qui figurent largement en tête, à peu près à égalité, ont comme point commun de concerner les conditions de travail sur place dans les bibliothèques. D'un côté, il s'agirait de disposer de salles de travail en "silence absolu" (d'assez nombreuses remarques en commentaire libre pointaient par ailleurs le manque de silence dans les salles ou le manque d'action des bibliothécaires pour faire respecter la discipline) et de l'autre de pouvoir réserver en ligne les salles de travail en groupe. J'ai donné les résultats pour l'ensemble du SCD. Pour la bibliothèque Robert de Sorbon, où les sept salles de travail en groupe sont très utilisées et où il faut se déplacer au bureau de renseignement pour réserver une salle, cette proposition est arrivée largement en tête du classement.
    Nos premiers engagements suite à cette enquête ont été annoncés en même temps que les résultats.

    mercredi 15 juin 2011

    Bientôt, l'antivol intelligent ?


    L'autre jour, alors qu'elle s'apprêtait à passer le portique antivol pour entrer dans les salles de lecture de la bibliothèque, une étudiante a fait demi-tour et est venue m'interroger à l'accueil : "Monsieur, j'ai des livres à rendre aujourd'hui au plus tard mais j'ai encore besoin de travailler avec, ça ne va pas sonner ?".
    Sur le coup, j'ai été interloqué ! Je me suis vite repris et j'ai expliqué qu'il n'y avait aucun lien entre la situation des livres sur son compte et le fonctionnement de l'antivol, mais par la suite ça m'a donné à réfléchir.
    Etant donné que nous sommes équipés d'un rustique système antivol magnétique, on ne risque pas de lui demander de faire autre chose que de sonner au passage d'un portique, mais avec toutes les possibilités offertes par une technique comme le RFID, on pourrait imaginer, si les cartes d'abonnés sont équipées tout comme les livres d'étiquettes de radio-identification, et comme le suggérait presque la lectrice, des choses, utiles ou non, amusantes ou pas, en affichant des informations sur des écrans dans la bibliothèque ou en envoyant ces informations sur les téléphones portables, si cette donnée est renseignée dans le compte lecteur. Outre justement des rappels, comme certains le font déjà par SMS avec le SIGB, on pourrait envoyer des suggestions d'emprunt ou signaler des nouveautés à l'approche d'un rayon. Le genre de choses qui peut encore ressembler à de l'anticipation, mais l'imagination et la technique sont au pouvoir et avancent vite, même si c'est souvent au détriment de la protection des données personnelles. C'est encore ce que je me disais ce week-end au supermarché quand j'ai posé mon sac de fruits sur une balance et que la machine a instantanément repéré qu'il contenait des cerises, grâce à un système de reconnaissance des formes je suppose.

    lundi 2 mai 2011

    Notre catalogue indexé par Google !!


    Ou, plus précisément, on trouve des résultats de recherche pointant vers notre catalogue dans Google !!
    Ce matin, je cherchais un lien vers la page sur le site de l'éditeur d'un nouveau livre que je voulais signaler sur Facebook. Je tape trois mots clés, je ne trouve pas ce que je cherche dans les tout premiers résultats et, stupéfaction, je découvre en huitième position un lien vers notre catalogue !
    Stupéfaction car, un de mes grands drames c'est que l'immense majorité des catalogues de bibliothèques, avec quelques exceptions comme Calice68, fait partie du web invisible et que la masse de données qu'ils contiennent n'apparait pas lorsque les internautes font une recherche sur un moteur généraliste.
    Et là, pof, je cherche des infos sur L'argent, coordonné par Michel Wieviorka, et Google me renvoie obligeamment vers la liste des oeuvres de cet auteur figurant à notre catalogue...
    Autant que je sache - et après vérification c'est bien le cas - nous n'avons pas fait de modification récente de notre OPAC permettant d'expliquer comment Google aurait désormais la possibilité technique d'indexer la base de données de notre catalogue.
    Ce qu'il ne fait pas, je crois, après avoir fait quelques vérifications.
    En faisant une recherche limitée à notre catalogue sur "droit civil", j'ai obtenu 6 résultats Google (mêmes résultats en me déconnectant de mon compte Google), qui pointent soit vers un document unique, soit vers des recherches sur divers critères, avec presque à chaque fois un numéro de session inclus dans l'URL enregistrée par Google. Cela donnerait à penser que les résultats de Google pointant vers notre catalogue ne résultent pas d'une indexation de nos données elles-mêmes mais d'une requête dans des réservoirs de données constitués par Google, alimentés probablement par l'historique des requêtes ou des navigations web d'une partie des internautes.
    Ce réservoir est limité (une recherche sur "droit civil" dans notre catalogue retourne 996 résultats...) mais loin d'être négligeable, mon expérience de ce matin le prouve. Une recherche sur "droit" limitée à notre catalogue renvoie quand même déjà 1390 résultats. J'ai fait l'essai avec deux autres catalogues Horizon Information Portal et j'ai eu le même type de résultats pour Lille 3 et Toulouse.
    Mine de rien, cette nouvelle donnée accroît singulièrement la visibilité des bibliothèques sur le web (idem pour les librairies) : si la page du livre sur le site officiel de l'éditeur n'apparaissait pas ce matin sur la première page de résultats de ma recherche, le tout premier résultat pointait lui sur le catalogue de la BPI !

    lundi 18 avril 2011

    Les débuts avec Facebook


    Nous avons mis en ligne la page Facebook de notre bibliothèque au début de cette année.
    Notre objectif était d'être présent sur ce réseau de plus en plus utilisé par les étudiants (et qui tend à constituer un réseau parallèle à l'intérieur du web au sens large), afin d'y communiquer à notre public des informations sur nos activités et nos services. L'idée est d'y republier automatiquement les articles du Quotidien de Robert, le blog de la bibliothèque, ainsi que des informations plus ponctuelles, et de donner depuis Facebook un point d'entrée supplémentaire pour accéder à la documentation que nous fournissons et aux autres services que nous proposons. Nous espérons aussi profiter de l'effet levier de Facebook pour toucher de nouveaux utilisateurs, étant donné qu'à chaque fois que quelqu'un clique sur le bouton "J'aime" de notre page, les informations qui y sont publiées sont par défaut rediffusées automatiquement sur son mur, où ses amis peuvent la voir.
    La mise en place de cette page est intervenue à l'issue d'une longue gestation. En partie parce que le responsable du projet, votre serviteur, ne pratiquait pas Facebook et a dû s'auto-former au fonctionnement spécifique de ce réseau et aux modalités de gestion des pages. Le plus gros problème rencontré l'a été pour la mise en place d'une syndication du blog par l'intermédiaire de son fil RSS. Ça aurait dû être tout simple puisque Facebook propose avec Articles, une de ses applications par défaut, une fonctionnalité d'importation de blog par RSS. Après de multiples tentatives, des messages d'erreurs contradictoires et trompeurs, j'ai fini par me rendre à l'évidence : ça ne marche pas ! (ou en tout cas ça ne marchait pas il y six mois...). Finalement, cela s'est résolu en faisant comme les petits copains, c'est à dire en utilisant une application tierce, RSS Graffiti, pour gérer la syndication de flux RSS. Là, ça fonctionne très bien.
    L'installation de l'application Static FBML qui permet de paramétrer des onglets personnalisés pour sa page en utilisant le langage FBML spécifique à Facebook s'est faite elle sans problème et la création des-dits onglets a été beaucoup moins laborieuse.

    Au bout du compte, nous utilisons actuellement pour notre page Facebook ces onglets :
    • Le Mur, affiché par défaut, sur lequel s'affichent notamment les billets du blog (2 à 3 par semaine), les évènements, et des informations ponctuelles sur les collections (documents "tout frais en rayon"), les services et les animations, de manière à arriver environ à une information publiée par jour du lundi au vendredi. Cet onglet est obligatoirement présent sur une page Facebook.
    • Infos, pour les contacts et infos pratiques. Cet onglet est obligatoirement présent sur une page Facebook.
    • Documentation, qui permet de faire une recherche dans notre catalogue (les résultats s'affichent en-dehors de Facebook) et d'accéder à la documentation électronique.
    • Services, qui renvoie vers nos principaux services en ligne, Question ? Réponse !, notre service de renseignement en ligne, Accès et horaires pour les infos pratiques, Prêt entre bibliothèques, Suggestions d'acquisition et l'accès au compte utilisateur.
    • Photos, des photos du bâtiment, et également de l'ancienne BU, et surtout des photos liées aux animations, pour les annoncer (affiches, tracts) et pour les documenter.
    • Evènements, les fiches des évènements ayant lieu à la BU (animations, ateliers du du BAIP, conférences, colloques). Reprises sur le mur, les usagers peuvent les commenter et indiquer leur intention d'y participer.
    Après un peu plus de trois mois, je ne me risquerai qu'à un bilan d'étape.
    Nous avons pu vérifier lors des séances de formation de ce trimestre que Facebook a une meilleure image que les blogs chez les étudiants. "La BU a un blog". Aucune réaction. "Elle est aussi sur Facebook". "Ah, tiens...". Effet sûrement renforcée par la nouveauté et l'encore faible présence des institutions sur Facebook.
    La communication sur la page s'est faite sur place (blog en page d'accueil des ordinateurs, écran télé, petit tract...), même si les kakemonos imaginés pour le hall seront plutôt là pour la rentrée prochaine, et en ligne (mailing list, lettre d'information électronique de l'université, bureau virtuel).
    Actuellement, environ 220 personnes ont cliqué sur le bouton "J'aime" de notre page. Ce chiffre augmente doucement, mais régulièrement, l'effet réseau fonctionnant assez fort : quand quelqu'un "aime" notre BU, plusieurs de ses amis font souvent de même assez rapidement après.
    Pour ce qui est des statistiques, fournies par Facebook, elles font état d'une moyenne de moins de 300 utilisateurs mensuels de la page. Les différentes publications ont été vues plus de 70 000 fois, avec un taux infinitésimal d'interactions avec les usagers, concentré sur quelques publications.
    L'onglet Mur est de très loin le plus affiché (plus de 55 000 fois), les autres onglets (Documentation arrivant en tête), l'étant moins de 300 fois. Conclusion : si on veut qu'une information soit vue, elle doit absolument passer par le Mur !
    L'information du mur la plus affichée est, de peu mais presque sans surprise, l'annonce d'un billet du blog intitulé, pas par hasard, Sexe, rock'n'roll et littérature. Suivent l'annonce d'une manifestation (Le café des métiers de la comm'), l'annonce de l'enquête auprès des usagers et une information sur les horaires de la BU.
    Pour l'instant, nous arrivons à peu près à tenir le rythme d'une information sur le Mur par jour, entre les billets du blog et les informations ponctuelles.Et nous avons eu droit en quelques semaines à notre "baptême" d'utilisateur Facebook, avec des changements du fonctionnement de l'interface qui se succèdent, comme la nouvelle version des pages; qui se sont rapprochées des profils, et l'annonce de l'abandon prochain du langage informatique FBML.

    vendredi 21 janvier 2011

    SUDOC local : juste un premier pas



    J'ai l'impression que l'annonce par l'ABES du lancement du nouveau service Sudoc Local a suscité peu de réactions.
    Pour ma part, c'est une annonce que j'attendais depuis plus de deux ans, c'est à dire depuis le lancement de Worldcat Local et l'annonce du renforcement des coopérations entre l'ABES et l'OCLC.
    Qu'est-ce que j'espérais ? Et bien, comme je l'expliquais à l'époque, j'espérais qu'il serait bientôt possible de bénéficier pleinement de l'apport d'un catalogue collectif sans avoir à importer les notices pour alimenter et entretenir un catalogue local avec toutes ses complexités de liens entre les notices, d'index ou d'autorités. Pour cela, on a besoin :
    • de pouvoir interroger ses collections au sein du gros ensemble qu'est le catalogue collectif
    • et puis de faire le lien localement entre ces notices, ses propres exemplaires et son fichier de lecteurs pour la circulation.
    Je reste fortement sur ma faim après le lancement du Sudoc Local car ce qui est proposé pour l'instant correspond uniquement à la première étape. Pour la seconde, l'ABES annonce tout de suite la couleur :
    Le Sudoc local peut-il être interconnecté avec les SIGB ?
    Non, comme le catalogue générique Sudoc, le Sudoc local n’est pas connecté avec les SIGB. Il ne donne donc pas d’information sur la disponibilité des références signalées.

    C'est décevant, très décevant, d'autant plus que Worldcat Local, service sur lequel on aurait pu penser que le Sudoc Local était modelé, aborde lui très différemment la question de l'interopérabilité :
    With which ILSs does WorldCat Local and "quick start" work?
    OCLC has completed integration of WorldCat Local with several integrated library systems, and continues to work on interoperability with other systems. WorldCat Local is currently active at libraries with the following systems...

    Pour en savoir plus, j'ai pioché un exemple parmi ceux signalés par l'OCLC pour faire la publicité de son service, celui de la bibliothèque Kreitzberg de l'Université de Norwich aux Etats-Unis.
    Et ça marche : avec leur Worldcat Local j'ai pu faire une recherche en bénéficiant des fonctionnalités de Worldcat et en étant informé de la localisation et de la disponibilité des exemplaires. Ça fonctionne parce que la bibliothèque alimente en parallèle son SIGB avec ces informations et que les deux programmes communiquent. Norwich propose d'ailleurs toujours un accès son "catalogue classique", mais l'idée serait bien de se débarrasser complètement de la gestion des notices bibliographiques en local et de ne conserver un SIGB, ou un logiciel équivalent plus léger, que pour gérer la circulation des documents et les relations avec les lecteurs.
    Le SUDOC local a été développé et mis en production dans un établissement pilote, la bibliothèque Jacques Doucet. (consulter son catalogue).On comprend que les questions que j'évoque ici ont pu être écartées ou ignorées lors des phases de test lorsqu'on sait que la bibliothèque Jacques Doucet fait partie de cette catégorie particulière de bibliothèque de recherche dont les collections sont proposées uniquement à la consultation sur place, pas du tout au prêt ! Espérons que, dans une phase ultérieure du développement de ce produit, le cas de la grande majorité des bibliothèques concernées sera pris en compte !

    samedi 18 décembre 2010

    Message subliminal ?


    Le dessin ci-dessus, non crédité, a été choisi pour illustrer pour la carte de voeux 2011 de l'Université de Reims Champagne-Ardenne. Comme me le faisait remarquer une collègue ce matin, un arbre duquel tombe des livres, ce n'est pas un message très réjouissant pour des bibliothécaires.
    Plus largement, et sans être du tout qualifié pour analyser un dessin, cet "Arbre de la Connaissance" est quand même lourd d'interrogations.
    Alors que le dessin comporte des couleurs, il est en noir et blanc et on pourrait presque le prendre pour un arbre mort. Sauf qu'il est couvert de feuilles, simples, en cahiers ou reliées en livres. Ces feuilles sont soit en noir et blanc (mortes elles aussi ?) soit en couleurs (en pleine forme, donc ?).
    Dommage, ce sont justement les feuilles en couleurs qui tombent de l'arbre. D'ailleurs, l'arbre semble surchargé à tel point qu'on se demande s'il ne va pas falloir tailler dans ses branches, saines ou non.
    Alors que notre université s'apprête justement à passer à l'autonomie avec compétences élargies au 1er janvier 2011, et tandis que, pour ce qui concerne le SCD, l'exercice budgétaire ne s'annonce pas plus réjouissant que celui de 2010, je ne sais quels fruits cet arbre portera au printemps prochain, mais il y a peu de chances qu'ils soient pleins d'espoir !

    mardi 14 décembre 2010

    Please do not make phone calls !


    Le téléphone portable en tant que tel n'est pas un problème en bibliothèque.
    Le problème, à condition qu'on ait eu le bon sens de couper sa sonnerie et de mettre son téléphone en mode silencieux, c'est qu'il est empiriquement prouvé qu'une énorme majorité de la population est incapable d'avoir une conversation téléphonique sans dépasser un volume sonore compatible avec les règles du bien-vivre ensemble dans une bibliothèque.
    Pour toutes les autres activités que permettent les couteaux suisses téléphones portables, comme envoyer ou recevoir des messages, écouter son répondeur, jouer, naviguer sur internet, à part écouter de la musique sans avoir eu le bon sens de brancher des écouteurs, le téléphone portable ne pose pas de problème particulier, c'est bien pour ça que je suis toujours un peu gêné de voir des panneaux d'interdiction ou des demandes d'éteindre son appareil à l'entrée des bibliothèques, comme c'est le cas à Reims.
    Une solution pour régler le problème des conversations téléphoniques bruyantes, c'est de proposer une gamme d'espaces au sein de la bibliothèque avec des règles différentes suivant les usages. L'idée d'installer des cabines téléphoniques ne semble pas avoir intéressé grand monde mais, parmi d'autres, la solution adoptée à l'Université Libre de Bruxelles me semble un bon choix. A Reims, nous avons aussi mis en place depuis des trois ans des zones avec des règles d'usages et de niveau bruit toléré différenciés, sauf qu'il n'y a aucun endroit de la bibliothèque où les conversations téléphoniques sont autorisées.
    Le développement de l'usage des téléphones portables est tellement fort qu'on se sent parfois à contre-courant de la société quand on veut le contrôler. Pourtant, de nombreux gestionnaires d'espaces publics le font (avions, hôpitaux,...) même si, sans contrainte, les règles sont rarement respectées, notamment dans les trains.
    Il n'empêche, s'il y a un lieu où j'ai vraiment été surpris de voir une interdiction des conversations téléphoniques, c'est bien à l'entrée d'une librairie sur une avenue très passante à Londres il y a quelques semaines. Non seulement les anglais semblent avoir fait de leur téléphone une prothèse dans une proportion bien plus forte que les français, mais je ne m'attendais pas, dans un temple de la consommation, là où "le client est roi", à trouver une telle interdiction, que j'ai vue dans au moins un autre magasin anglais.
    J'imagine que les conversations à sens unique des clients sont devenues insupportables pour les vendeurs. En tout cas, on ne les félicitera pas pour la qualité et la finition de leur signalétique !

    lundi 15 novembre 2010

    Les bibliothèques de Bordeaux à la rencontre de leur public...


    ...et même de leur non-public, pour ce qui me concerne !
    En effet, je me trouvais l'autre week-end à Bordeaux pour une raison absolument non-professionnelle. Pourtant, alors que j'errais sur le quai de la station de tram Saint-Michel à la recherche de ma correspondance, j'ai aperçu un jeune homme qui distribuait des tracts. Je pensais qu'il s'agissait d'une promotion commerciale ou d'une manifestation culturelle, mais non, ce tract faisait bel et bien la promotion des services des bibliothèques municipales de Bordeaux.
    Je ne le savais pas, mais je me trouvais alors en bordure du centre-ville, à proximité de la bibliothèque Capucins/Saint Michel.
    Un peu plus tard, à une autre station de tram, je suis tombé sur une autre distribution de tracts. J'étais à la station Meriadeck, du nom du grand centre commercial dans lequel se situe la bibliothèque centrale du réseau.
    Les deux fois, j'ai demandé à la personne qui distribuait les tracts si cette opération avait lieu souvent. J'ai obtenu deux réponses contradictoires, en fonction de l'expérience personnelle des personnes j'imagine, puisqu'on m'a di à la fois que c'était juste pour ce samedi-là, mais aussi que ça se faisait régulièrement.
    En tout cas, même si certains tracts se sont directement retrouvés dans les poubelles alentour, ce qui fait partie du jeu lorsqu'on tracte, et indépendamment des circonstances particulières (personnes préoccupées par l'arrêt des transports en centre-ville pour cause de manifestation), cela semble un bon moyen de toucher en nombre le public hors les murs de la bibliothèque. Et si tout le monde n'a pas conservé son tract, j'ai vu aussi des gens qui l'avaient gardé à la main avec leur journal ou leurs courses.
    Comme les bibliothèques semblaient me poursuivre cette après-midi là, je suis tombé, en me baladant dans le centre entre les deux stations de tram, sur une bibliothèque universitaire. Certes, l'entrée du bâtiment qui abrite cette BU pluridisciplinaire n'est pas très engageante, mais elle a le grand mérite d'être facilement accessible en centre-ville et d'être ouverte de 8h30 à 19h le samedi.

    Agrandir le plan

    LinkWithin

    Related Posts with Thumbnails