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jeudi 17 décembre 2009

Les casques en pointe !

Street art de No Cents, probablement. Photo de Pugsums. Licence Creative Commons By 2.0.
Voilà un service improvisé, presque clandestin (il n'est listé ou affiché nulle part) et qui est en forte progression d'un seul coup cet automne !
Une fois les services de base fournis, on se creuse parfois les méninges pour proposer au public des services complémentaires, éventuellement innovants. Parfois, il suffit d'écouter ses usagers et de proposer quelque chose de simple mais d'utile pour que ça marche ! C'est le cas chez nous pour le prêt de casques audios.
Lorsque notre bibliothèque a ouvert en 2006, les postes de consultation Images et Son étaient équipée de casques, mais il n'y en avait pas sur les ordinateurs, pourtant pourvus de cartes multimédia. Personne n'y avait pensé, ou personne n'en avait vu le besoin, jusqu'à ce qu'un usager s'adresse un jour à un bureau de renseignement pour demander si on avait un casque à lui prêter.
Suite à cela, il a été décidé de mettre deux casques audios à la disposition du public à l'une des banques de renseignement, que nous prêtons contre le dépôt de la carte d'étudiant.
Je le disais, pas d'affichage, pas de promotion pour ce service, mais il a toujours bien fonctionné, les usagers se présentant d'eux-mêmes au poste de renseignement ou se passant le mot, avec un ou deux habitués empruntant un casque très régulièrement. Au bout d'un moment, on a même doublé l'offre de casques en en proposant deux de plus à l'autre banque de renseignement.
Pour ma part, j'ai émis l'avis à mon arrivée l'an dernier que ce service avait peu vocation à se développer, sachant que la majorité des étudiants ont sur eux des écouteurs (de lecteur multimédia ou de téléphone) qu'ils peuvent brancher sur les ordinateurs.
Je me trompais lourdement ! Depuis cet automne, le nombre de prêts de casques explose : 25 en septembre, mois de rentrée, mais 75 en octobre et 135 en novembre, sachant que ces statistiques sont basées sur le nombre de bordereaux que nous remplissons quand nous prêtons un casque (c'est donc un minimum, le bordereau n'étant pas systématiquement rempli) et que, certains après-midi, il nous est arrivé de refuser 4 ou 5 prêts en une heure par manque de casques.
Pourquoi cet engouement soudain pour les casques ? Parce que le son est meilleur qu'avec les oreillettes, bien sûr, et parce que ces casques isolent mieux des bruits ambiants, certes. Mais surtout parce que l'utilisation des technologies de l'information et de la communication pour l'éducation se développe et nombre d'étudiants, qui n'ont peut-être pas d'ordinateur personnel, utilisent les postes informatiques de la bibliothèque pour regarder des vidéos mises en ligne par des enseignants, écouter des podcasts, travailler sur des partitions (il y a une formation de musicologie sur le campus) ou faire un exercice de compréhension orale en langue étrangère.
Moralité ? On peut se planter dans ses pronostics, et surtout, nous venons de rajouter un casque à notre collection !

mercredi 9 décembre 2009

Sciences Po à Reims : une catastrophe plutôt qu'une chance pour l'université

Entrée du Collège des Jésuites à Reims par Doucet (avant 1932). Crédit photo :  Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques)
Ça y est, c'est fait, c'est signé : Accueilli à chéquier ouvert par trois collectivités territoriales (la Ville de Reims, le Département de la Marne et la Région Champagne-Ardenne), Sciences Po va ouvrir un campus universitaire de premier cycle à Reims à la rentrée 2010.
Les trois collectivités vont investir à part égale plus de 76 millions d'euros pour que Sciences Po s'installe dans l'ancien Collège des Jésuites. Elles verseront également pendant 20 ans une subvention de fonctionnement de 3 000 € par étudiant et par an, ce qui pourrait donner un total annuel de 5,4 million d'euros (plus l'inflation !) à partir de 2015 si les prévisions d'effectif de 600 étudiants par promotion sont atteintes.
A ces sommes, il faut ajouter pour la Ville de Reims et les partenaires concernés (le ministère de la culture et la Région) le coût de l'installation du Fonds Régional d'Art Contemporain dans de nouveaux locaux (quelques millions d'euros de plus, j'imagine) ainsi que le transfert des services municipaux précédemment hébergés dans ces locaux prestigieux de la place Museux, dont le Planétarium.
Alors oui, comme le souligne la presse, ça fait cher. Pourtant, les trois collectivités ont voté dans un bel élan pour accepter de signer la convention correspondante avec Science Po, à l'unanimité ou presque, gauche et droite réunies, qu'elles soient dans l'opposition ou la majorité.
Parmi les rares à avoir fermement exprimé leur opposition à ce projet, il y a Richard Vistelle, président de l'Université de Reims qui, en tant que membre du Conseil économique et social régional, a exprimé son inquiétude quant aux possibilités futures de financement de l'université. Mais les dés étaient déjà jetés et le vote du conseil régional quasiment acquis d'avance et Sciences Po avait d'ailleurs lancé le recrutement du directeur du site avant même ce dernier vote, comme l'a souligné Pierre Dubois sur son blog Histoire d'Universités, blog sur lequel il a pris fermement position à de nombreuses reprises contre ce projet.
Pourquoi Sciences Po à Reims ? Du point de vue de Siences Po, c'est assez simple : il s'agit de renforcer son recrutement et de désengorger à bon compte ses locaux parisiens en faisant effectuer les trois années de licence sur des campus délocalisés (Nancy, Poitiers, Le Havre, Menton, Dijon et Reims, donc).
Du point de vue des collectivités locales, c'est simple également. On pourrait naïvement penser que le but est de proposer localement une offre d'enseignement supérieur de qualité, mais on se tromperait lourdement. Non, il s'agit d'améliorer la notoriété et l'attractivité de Reims et sa région. Seul un tel objectif peut d'ailleurs expliquer que des collectivités qui n'ont aucune compétence particulière dans le domaine de l'enseignement supérieur s'investissent aussi fortement sans se faire taper sur les doigts par le contrôle de légalité.
Car oui, les choix d'implantation des campus de Sciences Po, s'ils sont avant tout économiques, sont également pratiques (Reims, qui connaissait les turbo-profs avant même l'arrivée du TGV, est proche de Paris) et "touristiques" : il suffit pour en avoir la confirmation de lire la présentation des campus décentralisés sur le site de Sciences Po. Et puis, ce n'est pas un hasard si ce projet a été porté par Reims Champagne Développement, l'agence créée par la ville et la CCI pour favoriser l'implantation d'entreprises.
Mais intéressons-nous directement aux argumentaires fournis aux élus des trois collectivités. Dans la note de synthèse explicative fournie aux conseillers municipaux, on trouve : "La stratégie d’accueil de grandes écoles participe de l’attractivité et de la notoriété d’une grande ville comme celle de Reims.", "le prestigieux Institut d’Etudes Politiques de Paris", "Les élèves accueillis seront de jeunes Français, Européens et Internationaux." "Outre l’aura que donnera l’installation à Reims de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris qui aura, sans nul doute, une répercussion sur l’Université, outre les retombées économiques de plus de 1 500 personnes (élèves et enseignants) sur ce bassin de vie, il est prévu qu’une convention particulière soit conclue avec le rectorat, au niveau régional pour promouvoir la diversité dans le recrutement de l’école."...
Au conseil général, le rapporteur Jean-Pierre Bouquet assène : "L'enjeu (...) est évident". L'enjeu au plan de la notoriété est également évident à moyen terme. L'enjeu que constitue pour nous un renforcement de notre université représente un véritable défi autant qu'une nécessité pour l'attractivité de notre Région. La somme de ces enjeux correspond aux axes stratégiques de Marne 2020 et un tel projet ne peut prendre son essor que dans le temps."
Au-delà de ces platitudes et de ces voeux pieux, le recueil des délibérations du conseil régional a l'avantage de nous fournir le texte complet de la convention qui a désormais été ratifiée par toutes les parties concernées.
Si on sait à quoi s'engagent les collectivités (grosso modo à mettre à disposition gratuitement un campus tout neuf dans un lieu prestigieux et à participer au fonctionnement), l'analyse des "engagements" de l'Institut d'Etudes Politiques nécessiterait une sémantique fine pour éviter de mourir de rire jaune :
Sciences Po s'engage à ouvrir un campus à Reims composé d'un collège universitaire (c'est le but de toute l'opération) qui sera complété d'autres formations "à déterminer". "Sciences Po s'engage à recourir à recourir aux enseignants et intervenants nécessaires ainsi qu'à mettre en place les moyens et équipements utiles au programme." "Sciences Po met progressivement en place une équipe d'encadrement permanente". "Sciences Po participe, le cas échéant, selon des modalités à définir, notamment par le biais de ces étudiants aux projets de la Ville, de la Région et du Département", etc.

Dans un premier temps, je n'ai pas été particulièrement choqué d'apprendre que les collectivités allaient investir autant pour "offrir" ce campus à Sciences Po.
Je l'ai été un peu plus quand j'ai appris l'existence de cette subvention de fonctionnement de 3 000 € par étudiant et par an, avec un engagement sur 20 ans. Imaginez les sommes que ça représenterait si ces mêmes collectivités faisaient un effort équivalent pour les 20 000 étudiants de l'université de Reims !
Je l'ai été encore plus quand j'ai découvert, en consultant le site des admissions de Sciences Po que, contrairement à ce qui se passe pour les autres campus décentralisés, le programme du campus Transatlantique de Reims sera enseigné exclusivement en anglais. Ce point essentiel ne figure absolument pas dans la convention signée avec les collectivités et n'a jamais été évoqué lors des discussions. Pourtant, ça change tout.
D'abord, ça interroge sur la validité même du projet : à quoi sert de faire traverser l'Atlantique à des étudiants pour les faire baigner dans la culture française et européenne si on ne leur parle pas un mot de français pendant les cours. D'un point de vue écologique, il aurait été plus sage d'implanter ce campus au Canada, par exemple.
Ensuite, mais c'est un détail, pour autant que je l'ai compris, l'Institut d'Etudes Politiques de Paris est un établissement public français d'enseignement supérieur. Dans un pays aussi protectionniste vis-à-vis de sa langue, ça me surprend qu'on puisse envisager un enseignement largement subventionné entièrement en anglais (une certaine proportion pour un enseignement international ne m'aurait absolument pas fait tiquer, bien sûr).
Surtout, ce critère (il est obligatoire pour être admis de fournir des résultats de tests de TOEFL (IBT) à 100 ou TOEIC à 900, par exemple, être anglophone ne suffit pas) invalide quasiment de fait l'un des engagements de Sciences Po (article 9) qui a contribué à emporter le soutien unanime des élus : celui de l'accès des lycéens de Champagne-Ardenne à Sciences Po. Je ne tiens peut-être pas l'Education Nationale française en suffisamment haute estime, mais je me demande quelle proportion infime d'élèves de terminale de la région sera susceptible simplement d'avoir un niveau d'anglais suffisamment bon pour intégrer le campus de Reims.
On l'a vu, les arguments majeurs pour justifier le pont d'or fait à la prestigieuse école parisienne sont la notoriété accrue de la région et les retombées économiques locales dues à l'implantation du campus (1800 étudiants à terme, plus les enseignants). Sur le premier point, on sait bien que c'est Sciences Po qui a et aura la réputation et la notoriété, pas le campus de Reims, qui ne sera que l'un parmi six des campus de province.
Pour les retombées économiques, hormis la SNCF qui peut d'ores et déjà se frotter les mains et prévoir de rajouter des TGV pour Paris, je prends le risque d'affirmer qu'elles seront bien inférieures aux espoirs. Et l'arithmétique est avec moi. Les calculs pour la subvention de fonctionnement portent sur 1 800 étudiants présents pendant trois années scolaires à Reims. Sauf que, comme le mentionne en toutes lettres la convention : la formation initiale "est organisée en deux semestres d'études par année universitaire de 12 semaines chacun. Chaque semaine comporte un maximum de 22 heures d'enseignement hebdomadaire". Ce qui nous fait donc 24 semaines de cours à Reims par an (moins de 6 mois, donc,...) pour un maximum de 528 h de cours à l'année, ce qui fixe le subventionnement local des enseignements au taux de 5,68 € de l'heure (et encore, je ne me suis pas amusé à intégrer l'amortissement des 76 M€ d'investissement sur 20 ans sinon je pleurais).
Mais ce n'est pas tout, et c'est même pire ! La convention précise pour la L3 que "cette dernière s'effectue obligatoirement à l'étranger, en séjour d'études ou en stage." Autrement dit, les étudiants, dont la 3e année de scolarité sera aussi subventionnée en fonctionnement, ne seront pas sur place sur le campus de Reims. Ils n'y seront donc que 48 semaines pour un maximum de 1 056 h, ce qui fait grimper le taux de subvention local à 8,52 € de l'heure !!

On l'a compris, je pense que les élus locaux s'illusionnent gravement et se fourvoient en pensant que la région bénéficiera à terme de cette implantation. Notre région Champagne-Ardenne, pas particulièrement pauvre mais l'une des rares à perdre des habitants, a tendance à ne pas s'aimer et à manquer de confiance en elle. Alors que Sciences Po va s'installer, l'Université de Reims Champagne-Ardenne est dans une situation financière délicate. Elle a équilibré son budget ces deux dernières années en puisant dans ses réserves. L'opération de reconstruction de ses campus vieillissants, notamment le projet de réunir les deux campus principaux, n'est pas financée.
Le taux d'échec en premier cycle est de l'ordre de 70 %, plan Licence ou pas. C'est pourquoi, il me semble que le projet avancé par Pierre Dubois de création d'un lycée d'enseignement supérieur dans l'ancien collège des Jésuites à la place du campus de Sciences Po aurait bien plus profiter à la région (et ce d'autant plus que, malheureusement, la réussite en premier cycle n'est pas la priorité et ne risque pas de l'être tant que les universités seront systématiquement dirigées par des enseignants-chercheurs).
Dans Reims Métropole Magazine, Guillaume Gellé, vice-président du conseil des études et de la vie universitaire avance que « Un nom aussi prestigieux ne peut que dynamiser l’université de Reims ». Je pense qu'il se trompe d'une lettre et voulait dire "dynamiter"...

Pour finir, continuons à savourer amèrement l'arrivée de Sciences Po à Reims en rappelant ces quelques points :
  • Historiquement (dès 1548), comme l'explique encore Pierre Dubois, le collège des Jésuites a posé des problèmes à l'université de Reims.
  • En mai 1968, ce bâtiment où va s'intaller Sciences Po, accueillait la Fac de Droit. l'une des raisons du déménagement dans un campus à l'extérieur de la ville était la vétusté des locaux. Avec beaucoup d'argent, tout se rénove, même 40 ans après.
  • Les 76 M€ d'investissement se répartissent en 72,5 M€ pour l'immobilier, mais aussi 2,88 M€ pour le premier équipement informatique et audiovisuel et 700 000 € pour la création d'un fonds documentaire.
  • La bibliothèque de l'Ancien Collège des Jésuites de Reims est très célèbre. La bibliothèque de Sciences Po s'installera elle dans un nouveau bâtiment, construit dans la cour des bâtiments actuels. Le fonds initial de 20 000 documents, constitué sur une durée de 7 ans et intégralement financé par les collectivités, sera bilingue. Anglais-espagnol, je suppose, vu que les étudiants viendront principalement des Amériques et n'étudieront pas en français...
  • A titre de comparaison, la Région, qui a largement financé et construit la BU Robert de Sorbon, a refusé à l'époque de subventionner la constitution, ou plutôt l'élargissement du fonds documentaire. Le budget annuel de 100 000 € entièrement subventionné par les trois collectivités est supérieur au budget primitif initial que la BU Droit-Lettres de Reims pourra consacrer en 2010 à l'achat de monographies pour les 8 000 étudiants du campus...
  • L'élu porteur du projet Sciences Po à la Ville de Reims, Serge Pugeault, deuxième adjoint, chargé du développement économique, des grands projets, de l'enseignement supérieur et de la prospective, est de profession... professeur de droit public à l'université de Reims. S'il était sportif, on pourrait parler de but contre son camp !

Documents officiels :
Note de synthèse 297 sur la convention avec Sciences Po, Conseil municipal de Reims du 29 juin 2009, via Histoire d'Universités.
Recueil des actes administratifs du conseil général de la Marne du 28 juillet 2009 (page 156)
Délibérations de l'assemblée extraordinaire du conseil régional de Champagne-Ardenne du 23 novembre 2009 (page 60)


Bibliothèque du Collège des Jésuites à Reims par Max Sainsaulieu (avant 1919). Crédit photo :  Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques)

mardi 1 décembre 2009

Une bibliothèque où le téléphone a naturellement sa place

Photo : BBC
Il y a quelques temps, j'avais suggéré de recycler les cabines téléphoniques de France Télécom pour en faire des cabines insonorisées facilitant l'usage du téléphone portable en bibliothèque.
La BBC nous apprend, et Actualitté aussi via le Bouillon du Bibliobsédé, que le village de Westbury-sub-Mendip, dans le sud-oust de l'Angleterre a fait mieux.
Dans le cadre d'une opération nationale, la mairie a racheté une des célèbres cabines téléphonique rouges anglaises pour la somme de 1 £ et en a fait la plus petite bibliothèque d'Angleterre, ce qui lui a valu de gagner un prix dans un concours national d'idées originales de réutilisation des cabines organisé par British Telecom, cette idée étant venue à une habitante, Janet Fisher, suite à l'arrêt du passage du bibliobus.
L'appellation de bibliothèque est quelque peu usurpée, puisque, comme le nom du service The Book Exchange (La Bourse aux Livres) l'indique, la cabine est avant tout utilisée comme mobilier urbain pour héberger une opération de bookcrossing à l'échelle de la commune.

Mais cependant, certains tropismes des bibliothèques sont déjà notables :
  • On a d'ores et déjà à faire à une médiathèque, car spontanément les gens ont déposé des CD et des DVD en plus des livres.
  • La question des heures d'ouverture de ce service public est mise en avant puisque, en l'absence de personnel et les questions de sécurisation des collections ne se posant, le service étant libre et ouvert à tous, la mairie peut fièrement annoncer 168 h d'ouverture hebdomadaire (Ne cherchez pas, ça fait 24h/24 7 jours/7).
  • Il y a d'ores et déjà une spécialisation des espaces en fonction du type de document et du public visé puisque, presque naturellement, le rayon du rez-de-chaussée est réservé aux documents jeunesse.
  • Comme dans toute bibliothèque, on trouve déjà au moins un panneau d'interdiction (de fumer dans ce cas précis, voir ci-dessous). J'en ai vu jusqu'à 6 ou 7 à l'entrée de certaines bibliothèques. Ça donne envie de pousser la porte !

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