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mardi 28 avril 2009

Oradea-Reims et retour


Les universités de Reims et d'Oradea en Roumanie ont développé depuis plusieurs années une tradition de coopération et d'échanges. C'est dans ce cadre que notre SCD accueillera pendant cette année 2009 six collègues bibliothécaires de l'université d'Oradea pour un stage de 90 jours, soutenu dans le cadre du programme européen Leonardo da Vinci, qui permet notamment la mobilité des personnes désireuses d'acquérir une expérience professionnelle en Europe.
La BU d'Oradea s'apprête à vivre un moment charnière de son histoire. Après une très longue gestation, une BU toute neuve devrait ouvrir à la prochaine rentrée universitaire. Dans l'attente, certains membres de l'équipe ont une activité quelque peu schizophrène : préparer la nouvelle organisation et les futurs services offerts par la nouvelle BU, avec notamment la création d'un catalogue informatisé, et parallèlement continuer à faire fonctionner la bibliothèque dans sa configuration actuelle, c'est à dire sans catalogue ni prêt informatisé, avec la quasi-totalité des documents en accès indirect et sans postes informatiques à la disposition du public. Dans ces conditions, on ne s'étonnera pas que la page de la Bibliothèque en ligne d'Oradea ne propose qu'un accès à certaines ressources en ligne et pas d'accès au catalogue.

Les trois premières stagiaires sont arrivées en mars. Je m'étais engagé à travailler avec l'une d'entre elles, Ionela Burz, sur un projet autour de la communication de l'information et des technologies idoines. Seulement, quelques semaines après le lancement du Quotidien de Robert, j'avoue que je ne disposais pas sur le moment dans ma besace d'un projet sur lequel j'aurais pu travailler avec Ionela.
Au bout du compte, j'ai fini par avoir un flash : sachant que l'objectif premier de la mobilité professionnelle de nos stagiaires est d'engranger des informations sur nos pratiques professionnelles et sur les nouvelles technologies pour ensuite partager ce savoir avec les collègues d'Oradea et impulser des projets, je me suis dit que, plutôt que d'imaginer, ce qui était mon idée originale, un nouveau produit d'information à destination de notre public, on pouvait inverser la perspective et mettre en place un outil d'information à destination des bibliothécaires roumains pour rendre compte de nos pratiques au fil du stage, sans attendre le retour après trois mois en France.
C'est donc ce que nous avons entrepris depuis quelques semaines avec la création du blog Bibiouniv Oradea. Je transmets petit à petit des connaissances à Ionela sur la mise en place rédactionnelle et technique d'un outil de ce type, et elle est en mesure de faire un premier retour d'expérience à ses collègues, avec prochainement l'aide des deux autres stagiaires.
Et vous, si vous le désirez, vous pouvez commencer à apprendre à lire le roumain !

mercredi 22 avril 2009

LRU & SCD : Les effets commencent à se faire sentir

Planche tirée de 'Tabulae sceleti', Grav. Jan Wandelaar, 1747, Coll. SCD Nancy Université Henri Poincaré
Bon, le titre de ce billet est peut-être accrocheur, mais il n'est pas des plus rigoureux. Je n'entends pas parler ici stricto sensu de la loi sur la responsabilité des universités et de ses conséquences sur le fonctionnement des SCD. Mon but est simplement de témoigner d'expérience sur l'évolution de la situation d'un SCD au sein de son université au cours de l'année universitaire en cours. Je n'entends pas non plus rentrer dans le détail de certaines des situations évoquées, qu'il ne m'appartient pas de divulguer. En tout cas, il est clair que certaines questions évoquées au cours de la discussion et au moment de l'adoption de la LRU ont désormais des effets concrets sur le fonctionnement de notre SCD, rarement positifs malheureusement. Passons-les en revue.

La représentativité du SCD au sein des instances de l'Université
Là où, réglementairement, la direction de notre SCD participait de façon consultative au conseil d'administration, au conseil scientifique et au conseil des études et de la vie universitaire, le SCD n'est plus désormais invité à assister qu'à ce dernier conseil.
Pire, notre directrice n'est plus convoquée pour les réunions administratives réunissant les responsables des composantes et les directeurs de services centraux, au prétexte je suppose qu'un service commun n'est pas un service central.
Cette régression n'a rien de symbolique. Participer de plein droit à une réunion de direction, ou de façon consultative à la réunion d'un conseil, c'est rencontrer les premiers partenaires du SCD (représentants élus du personnel et des étudiants, collègues des services administratifs), c'est donc être au courant des projets et de l'actualité de l'université, c'est être en mesure de rappeler l'action du SCD autant que de besoin et de faire des propositions adéquates en fonction des objectifs fixés et des projets engagés.

La gestion autonome du budget par l'université
Nous avons eu à faire face à deux coups durs pour la fin de la gestion 2008 et l'élaboration du budget 2009. Tout d'abord, le service Recherche n'a pas reversé au SCD la quote-part prévue sur les abonnements aux ressources électroniques, contrairement aux engagements pris de longue date, dont le budget voté du SCD tenait compte. L'arbitrage de la Présidence sur ce point n'est pas allé au-delà de la promesse d'un versement de cette contribution en 2009, versement toujours aussi difficile à obtenir à l'heure où j'écris.
Par ailleurs, l'Université a décidé à partir de 2009 de ne plus attribuer au SCD les sommes versées par l'Etat correspondant à la compensation des dispenses de droits d'inscription à la bibliothèque pour les étudiants boursiers. Le conseil de la documentation a exprimé son désaccord en votant pour un budget ne tenant pas compte de cette mesure. La seule réponse de l'Université aux élus de ce conseil a consisté à maintenir sa décision initiale.
Du point de vue du SCD, il y a quand même des aspects positifs à l'autonomie de gestion budgétaire laissée à l'équipe de direction de l'Université. Par exemple, l'ensemble des projets proposés par le SCD au titre du Plan Licence a été approuvé par le conseil d'administration, avec le vif soutien du vice-président concerné. Il n'en reste pas moins que, dès cette année, notre budget s'est retrouvé significativement en baisse (plus de 100 000 €).

La gestion du personnel du SCD prise en main par la Présidence
S'il dirige toujours son service, depuis la parution du décret 2009-207 du 19 février 2009 un directeur de SCD ne dirige plus explicitement son personnel par délégation du Président. Pour nous, cela a eu des conséquences presque immédiates puisque, lorsqu'il s'est agi ce printemps de prévoir la constitution d'un pôle centralisé pour la fonction comptable dans le cadre des réorganisations liées à l'adoption prochaine d'un nouveau logiciel de gestion, la décision (pas encore finalisée à ce jour) portant sur le nombre de postes reversés par le SCD à ce pôle et sur l'identité des agents s'est faite sans consultation réelle de la direction du SCD ni accord des personnes concernées, ce qui est une double première chez nous.

Je constate après coup, et ça ne peut pas être un hasard, que ces faits relevés tout au long de l'année s'articulent exactement suivant les trois points de modification du décret de 1985 portant création des SCD, tels que commentés il y a quelques temps par Olivier Tacheau, même si on sait par ailleurs que les choses ne se déroulent pas de la même façon dans toutes les universités.

Au vu de ces faits, les représentants élus du personnel du SCD au sein des différentes instances de l'Université ont adressé une lettre ouverte au Président, co-signée par une bonne partie du personnel.
Certes, un mouvement social d'ampleur est actuellement en cours, qui mobilise sûrement les énergies de l'équipe de direction, mais l'absence de réponse à cette lettre près d'un mois après son envoi est une preuve supplémentaire du manque de considération que le personnel du SCD peut être amené à ressentir.
Car nous vivons actuellement un paradoxe. On ne pourra pas longtemps d'un côté mettre en avant les réalisations du SCD et la qualité des actions menées et de l'autre réduire ses moyens de fonctionnement et mépriser ses équipes.
Cette attitude ne va pas manquer d'influer à terme sur l'ambiance et la qualité du travail au sein du SCD. Ces dernières années, nos collègues ont eu à maintes reprises l'occasion de montrer leur bonne volonté et leur capacité à être un moteur du changement, par exemple à l'occasion de la fusion des sections et de l'ouverture de la nouvelle bibliothèque Droit-Lettres, de la mise en place de nouveaux services, de l'extension des horaires d'ouverture, du développement de la formation des usagers. Aurons-nous encore longtemps la capacité d'évoluer et d'innover si nous ne sommes d'évidence ni reconnus ni soutenus au sein de notre propre Université ?

samedi 4 avril 2009

Une BU emblématique d'une ville à vivre ensemble qui s'invente


L'autre jour à la boulangerie, il y avait posée parmi les tracts et autres journaux gratuits cette plaquette éditée par la nouvelle municipalité de Reims, qui fait le bilan de son action après un an de mandature.
Je l'ai prise par curiosité et ce n'est qu'au moment de l'ouvrir pour la lire que j'ai remarqué que, parmi les quatre vignettes sélectionnées en couverture pour illustrer les slogans "Mieux vivre ensemble", "Reims, une ville à vivre" et "Reims s'invente", figurait au côté du projet phare de la construction du tramway, de la mesure symbolique de la gratuité d'accès au Parc de Champagne et du projet de rénovation des Halles du Boulingrin, une vignette représentant des étudiants au pied de la bibliothèque Robert de Sorbon !

Super ! Depuis l'ouverture de la bibliothèque, notre Université a pris la bonne habitude de mettre systématiquement en avant notre bibliothèque toute neuve, que ce soit dans sa communication ou en y accueillant divers invités ou manifestations.
Désormais, c'est la Ville qui s'y met.
Là, c'est un peu plus surprenant, car la Ville de Reims n'a absolument pas participé au financement de la construction du bâtiment (réparti entre la Région Champagne-Ardenne, qui en a pris en charge les trois-quarts, grosso modo, et qui a assuré la maîtrise d'oeuvre, et l'Etat) et le bâtiment a été ouvert dix-huit mois avant les dernières élections municipales !
Mais ne boudons pas notre plaisir. Cela signifie simplement que notre BU Droit-Lettres-Sciences économiques et sociales, grande, presque neuve, très fonctionnelle, est en train de devenir un emblème de l'innovation et du dynamisme de notre ville.
Prenons-en note, et prenons date. En effet, notre BU ne sera pas toujours neuve. Un jour ou l'autre, elle aura besoin d'être rénovée, ou il faudra investir pour l'adapter si, comme l'Université en a le projet, l'UFR de Sciences vient s'installer sur notre campus. Sans parler du soutien financier plus ponctuel dont nous pouvons avoir besoin pour nos différents projets.
Être un symbole c'est bien. J'espère simplement que, le moment venu, et notre Université et notre Municipalité sauront nous soutenir autrement qu'en mettant en avant notre image...

La diffusion de ce document est annoncée à la fois sur le site officiel de la Ville et sur le blog d'Adeline Hazan, maire de Reims, deux sites où l'on peut télécharger la plaquette dans son intégralité.

jeudi 2 avril 2009

Zotero, c'est arrivé



La semaine dernière, j'ai animé pour la première fois une session de formation à Zotero. Deux heures, public de doctorants. Objectifs simples : leur faire connaître l'existence de Zotero (renseignement pris, la plupart utilisent pour gérer leur bibliographie... leur logiciel de traitement de texte !), leur en expliquer les principales fonctionnalités et s'assurer qu'ils sauront l'installer chez eux, ainsi que le module additionnel pour l'utiliser depuis le traitement de texte.
Au début, j'ai mis à profit quelques pages du document rédigé par David Vivarès pour l'une de ses formations, puis nous avons fait les travaux pratiques (sans avoir réellement le temps de faire l'exemple à la fin).
En cours de séance, nous avons souligné l'un des inconvénients de l'utilisation de Zotero : le fait que le logiciel n'est pas nomade car il est attaché à une installation spécifique de Firefox.
Je m'en suis voulu car ce n'est que le lendemain que j'ai trouvé la solution : pour pallier cet inconvénient et transporter facilement son Zotero, il suffit de tranporter le Firefox auquel il est attaché. Et pour ça, il existe Portable Firefox, qui peut s'installer très facilement sur une clé USB (On peut le télécharger par exemple chez Framakey). Il suffisait d'y penser !

Déroulement de la formation
  • Les logiciels de gestion de bibliographie : définition, principes de fonctionnement
  • Zotero : présentation générale
  • Installation de Zotero
  • Importer des références bibliographiques dans Zotero
  • Créer une référence manuellement
  • Gérer ses références (Collections, Marqueurs, Recherche)
  • Créer une bibliographie
  • Utiliser Zotero avec un logiciel de traitement de texte
Ressources
Firefox, navigateur internet
Zotero, module additionnel de Firefox
Module additionnel Zotero pour intégration dans Microsoft Word
Module additionnel Zotero pour intégration dans Open Office

Références
David VIVARES : Utiliser un logiciel de gestion bibliographique : Zotero
(URFIST de Strasbourg, 2008)
Guide de démarrage rapide Zotero
HOSPICES CIVILS DE LYON : Manuel d’utilisation de Zotero (Hôpitaux de Lyon, 2009)
Claude MAIRE : L’essentiel de Zotero (AgroParisTech-Engref de Montpellier, 2008)

Mise en pratique
Création d’une bibliographie avec Zotero en important des références depuis les ressources suivantes, au choix :
http://scdweb.univ-reims.fr (catalogue du SCD)
www.sudoc.abes.fr (catalogue SUDOC)
www.sciencedirect.com
www.revues.org
www.scopus.com
http://scholar.google.fr
http://global.factiva.com (Factiva)
www.worldcat.org/?&lang=fr (Worldcat)