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mardi 14 décembre 2010

Please do not make phone calls !


Le téléphone portable en tant que tel n'est pas un problème en bibliothèque.
Le problème, à condition qu'on ait eu le bon sens de couper sa sonnerie et de mettre son téléphone en mode silencieux, c'est qu'il est empiriquement prouvé qu'une énorme majorité de la population est incapable d'avoir une conversation téléphonique sans dépasser un volume sonore compatible avec les règles du bien-vivre ensemble dans une bibliothèque.
Pour toutes les autres activités que permettent les couteaux suisses téléphones portables, comme envoyer ou recevoir des messages, écouter son répondeur, jouer, naviguer sur internet, à part écouter de la musique sans avoir eu le bon sens de brancher des écouteurs, le téléphone portable ne pose pas de problème particulier, c'est bien pour ça que je suis toujours un peu gêné de voir des panneaux d'interdiction ou des demandes d'éteindre son appareil à l'entrée des bibliothèques, comme c'est le cas à Reims.
Une solution pour régler le problème des conversations téléphoniques bruyantes, c'est de proposer une gamme d'espaces au sein de la bibliothèque avec des règles différentes suivant les usages. L'idée d'installer des cabines téléphoniques ne semble pas avoir intéressé grand monde mais, parmi d'autres, la solution adoptée à l'Université Libre de Bruxelles me semble un bon choix. A Reims, nous avons aussi mis en place depuis des trois ans des zones avec des règles d'usages et de niveau bruit toléré différenciés, sauf qu'il n'y a aucun endroit de la bibliothèque où les conversations téléphoniques sont autorisées.
Le développement de l'usage des téléphones portables est tellement fort qu'on se sent parfois à contre-courant de la société quand on veut le contrôler. Pourtant, de nombreux gestionnaires d'espaces publics le font (avions, hôpitaux,...) même si, sans contrainte, les règles sont rarement respectées, notamment dans les trains.
Il n'empêche, s'il y a un lieu où j'ai vraiment été surpris de voir une interdiction des conversations téléphoniques, c'est bien à l'entrée d'une librairie sur une avenue très passante à Londres il y a quelques semaines. Non seulement les anglais semblent avoir fait de leur téléphone une prothèse dans une proportion bien plus forte que les français, mais je ne m'attendais pas, dans un temple de la consommation, là où "le client est roi", à trouver une telle interdiction, que j'ai vue dans au moins un autre magasin anglais.
J'imagine que les conversations à sens unique des clients sont devenues insupportables pour les vendeurs. En tout cas, on ne les félicitera pas pour la qualité et la finition de leur signalétique !

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