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lundi 15 novembre 2010

Les bibliothèques de Bordeaux à la rencontre de leur public...


...et même de leur non-public, pour ce qui me concerne !
En effet, je me trouvais l'autre week-end à Bordeaux pour une raison absolument non-professionnelle. Pourtant, alors que j'errais sur le quai de la station de tram Saint-Michel à la recherche de ma correspondance, j'ai aperçu un jeune homme qui distribuait des tracts. Je pensais qu'il s'agissait d'une promotion commerciale ou d'une manifestation culturelle, mais non, ce tract faisait bel et bien la promotion des services des bibliothèques municipales de Bordeaux.
Je ne le savais pas, mais je me trouvais alors en bordure du centre-ville, à proximité de la bibliothèque Capucins/Saint Michel.
Un peu plus tard, à une autre station de tram, je suis tombé sur une autre distribution de tracts. J'étais à la station Meriadeck, du nom du grand centre commercial dans lequel se situe la bibliothèque centrale du réseau.
Les deux fois, j'ai demandé à la personne qui distribuait les tracts si cette opération avait lieu souvent. J'ai obtenu deux réponses contradictoires, en fonction de l'expérience personnelle des personnes j'imagine, puisqu'on m'a di à la fois que c'était juste pour ce samedi-là, mais aussi que ça se faisait régulièrement.
En tout cas, même si certains tracts se sont directement retrouvés dans les poubelles alentour, ce qui fait partie du jeu lorsqu'on tracte, et indépendamment des circonstances particulières (personnes préoccupées par l'arrêt des transports en centre-ville pour cause de manifestation), cela semble un bon moyen de toucher en nombre le public hors les murs de la bibliothèque. Et si tout le monde n'a pas conservé son tract, j'ai vu aussi des gens qui l'avaient gardé à la main avec leur journal ou leurs courses.
Comme les bibliothèques semblaient me poursuivre cette après-midi là, je suis tombé, en me baladant dans le centre entre les deux stations de tram, sur une bibliothèque universitaire. Certes, l'entrée du bâtiment qui abrite cette BU pluridisciplinaire n'est pas très engageante, mais elle a le grand mérite d'être facilement accessible en centre-ville et d'être ouverte de 8h30 à 19h le samedi.

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jeudi 11 novembre 2010

Le bibliothécais avec peine !



Le titre de ce billet fait bien sûr référence au réjouissant bréviaire publié par Noëlle Balley dans le BBF en 2007.
Un jargon professionnel ne pose pas de problème en tant que tel. Le problème se pose bien sûr quand des non-initiés s'y retrouvent confrontés, ce qui arrive  évidemment plus souvent aux bibliothécaires qu'aux imprimeurs, par exemple.
En 2007 aussi, j'avais eu l'occasion de constater qu'un terme apparemment simple comme "Périodique" pouvait poser de gros problèmes de compéhension.

Autre exemple en début de semaine, avec cette requête inquiète d'un étudiant via notre service Question ? Réponse ! :

Question :
Pourquoi m'as t'on mis un blocage alors que j'avais reservé un livre et j'ai changé d'avis pour en prendre un autre, qu'est-ce que je risque avec un blocage ?

Ma réponse :
Vous ne risquez rien avec ce blocage, je vous rassure tout de suite !
Notre logiciel de gestion de la bibliothèque appelle "blocage" les suspensions qui peuvent intervenir sur votre compte, pour retard notamment, mais il utilise - à tort - la même formule pour simplement vous communiquer des messages d'information, comme prendre note que vous avez annulé une réservation.
Cette formulation est malencontreuse. Je vais me renseigner, mais je ne suis pas sûr que nous puissions la modifier.
Nous avons simplement précisé dans l'aperçu général que les blocages concernent les amendes, les blocages en tant que tels et les messages.

Comment peut-on en arriver là ?
Avant de répondre, je suis allé vérifier dans notre catalogue que les informations du compte utilisateur faisaient bien la différence entre les emprunts, les réservations et les blocages. Ouf, c'est bien le cas !
Oui mais, notre SIGB (Horizon) est conçu de telle façon qu'il associe que, pour communiquer avec un usager via son compte, il faut utiliser la même fonctionnalité que celle qui sert à mettre des suspensions et des amendes et "Ajouter un blocage" en choisissant l'option "Note à l'usager".
Une conception singulière de la communication d'une bibliothèque avec son public, qui n'est pas sans conséquence parce que, du coup, lorsqu'une information est communiquée automatiquement à un lecteur (par exemple pour laisser une trace après qu'une réservation a été annulée, ce qui était précisément le cas), celle-ci se retrouve dans les "blocages" et non pas dans une rubrique plus neutre.
Dans l'aperçu du compte, il est précisé que la rubrique Blocages concerne les amendes (pas implantées en fait chez nous), les blocages en tant que tels et les messages. Mais ce n'est pas suffisamment pour ne pas inquiéter un usager qui découvre qu'il a un blocage, on l'a constaté !

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